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​Quand la société civile réfléchit à La Réunion de demain

Le 11/06/2018 | Par Frédéric AMANY and Co | Lu 856

Introduction

La Réunion est aujourd'hui confrontée à nombre de défis que nous devons relever. Nous y avons réfléchi, nous, personnes de la société civile, à plusieurs, à la situation et ce qui pourrait être fait pour améliorer le quotidien ici, pour tous.

Nous vous livrons nos réflexions.

A / La lutte contre le chômage et la pauvreté : comprendre et agir

Le taux de chômage atteint en moyenne 25 % dans les Dom selon les données de l’Insee (2e trimestre 2012). En comparaison, avec ses 9,8 % de chômeurs à la même période, la métropole donne presque l’image du plein emploi... Les départements de métropole où les taux de chômage sont les plus élevés sont les Pyrénées-Orientales et l’Hérault, avec 14 % de chômeurs. Dans les Dom, le taux le moins élevé se situe en Martinique (21 %), mais il atteint 28,5 % à La Réunion. Pour Mayotte, on ne disposait pas de données à l'époque ... De plus, la situation des jeunes sur le marché de l’emploi est catastrophique. Partout, leur taux de chômage dépasse 50 %, de 52 % à la Réunion à 57,6 % en Guadeloupe. On peut imaginer des taux supérieurs à 75 % pour les jeunes non-qualifiés. Parmi les jeunes, combien ne déclarent même plus chercher du travail tant ils savent qu’ils n’ont aucune chance d’en obtenir ? Impossible à dire.

La jeunesse de la Réunion et plus généralement des DOM se trouve comme enfermée dans un piège. Les faibles qualifications (lire ci-dessous) alimentent un chômage de masse, mais, en même temps, pourquoi se former si dans une grande partie des cas, on s’attend à passer par la case chômage ?

Des inégalités de revenus très supérieures à la métropole.

La Réunion est le département le plus inégalitaire de France et la Martinique arrive en troisième position, selon les données sur les revenus fiscaux 2011 de l’Insee. Dans les départements d'Outremer les écarts de revenus sont considérables. A La Réunion, l’indice de Gini (plus il est proche de 1, plus les inégalités sont fortes) atteint 0,53, soit davantage que Paris (0,50), département le plus inégalitaire de métropole. En Martinique, il s’élève à 0,47, plus que dans les Hauts-de-Seine (0,43). Et encore, dans 90 % des départements de métropole, cet indice est inférieur à 0,38.

Si les inégalités sont fortes c’est d’abord parce que ces deux départements sont, de très loin, les plus pauvres de France, Mayotte et la Guyane exceptés. Le revenu fiscal médian - la moitié de la population a un revenu inférieur, l’autre supérieur - avant impôts et prestations sociales atteint 880 euros mensuels à La Réunion et 1 100 euros en Martinique, nettement moins que pour les territoires de métropole où le revenu médian est le plus bas, la Seine-Saint-Denis (1 270 euros) et le Pas-de-Calais (1 350 euros).

Les plus pauvres des Dom sont très loin d’avoir les niveaux de vie des plus pauvres de métropole. Le seuil des 20 % les plus pauvres est de 242 euros mensuels à La Réunion et de 413 euros en Martinique (toujours avant prestations sociales), contre 585 euros en Seine-Saint-Denis et 712 euros en Haute-Corse, les deux départements de métropole où les bas revenus sont les plus faibles. Il faut bien mesurer ce que signifient ces données : en Martinique comme à La Réunion, hors prestations, un cinquième de la population dispose de revenus insuffisants pour vivre sans prestations, l’aide de la famille ou le travail non déclaré. De plus, le coût de la vie est plus élevé qu’en métropole (+ 17 % en Martinique et + 12 % à La Réunion), selon les estimations 2010 de l’Insee.

Ces chiffres nous enseignent finalement deux choses. Nos populations, de la Martinique et de La Réunion, sont particulièrement pauvres. On peut étendre ce jugement à l’ensemble des Dom : la Guadeloupe est plus proche de la Martinique, la Guyane et Mayotte encore plus pauvres que La Réunion.

(source:http://www.inegalites.fr/spip.php?article1847&id_groupe=10&id_mot=84)
(source : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=24&ref_id=20236).

Propositions :

Les raisons des difficultés économiques et sociales de notre département sont nombreuses. L'amélioration d'une telle situation comprend plusieurs étapes : Il s'agit de modifier de manière structurelle, le contexte de notre territoire en utilisant plusieurs leviers : Améliorer l'efficience de l'Education, Adapter les règles des échanges économiques, Réformer les procédures du recrutement dans la fonction publique, Impliquer les populations dans les missions spécifiques territoriales (armée, milieux marins, milieux tropicaux, coopérations, diplomaties ...), modifier les régimes de sur-rémunérations des fonctionnaires ...

1 - Evaluons : Des indicateurs pertinents permettent l'évaluation et le comparatif par rapport à l'ensemble du territoire national.
2 - Affichons et défendons les volontés, dans les politiques publiques, d'améliorer la situation, par la mise en place
d'un plan de rattrapage sociale accompagné par des mesures structurelles concrètes dans les différents domaines
précités.
3 - Ces différents domaines sont exposés ci dessous, avec les propositions.

B / Améliorer le développement économique, point de vue des activités privées :

Le structurel de notre Ile, ne permet pas des économies d'échelles permettant de lutter contre les importations des produits de l'hexagone, qui pourtant, supportent les même coûts de main d'oeuvre, et de plus prennent l'avion et ou le bateau. Il permet encore moins de lutter contre les économies alentours aux prix du SMIC 10 fois moindre. Aussi, l'économie de notre territoires ne peut s'épanouir et prospérer dans les règles de commerce actuelle de libre échange total sans aucune régulation. Nous avons récemment la pêche locale qui exprimait ce point de vue.

Conséquence : aucune ou peu de perspectives d'avenir pour nos populations et nos jeunes dans les activités privées. Une partie de nos jeunes, sans activités s'expatrient, certains autres végètent. Et d'autres, se renferment dans l'oisivité, l'alcool ou la drogue, ou tombent dans la délinquance.

Ce type d'analyse est valable partout sur le territoire français et même au delà. Mais dans notre département à forte proportion de jeunes, et de plus, limités géographiquement, le coût d'exploration d'autres horizons géographiques est souvent prohibitifs pour beaucoup, du point de vue financier et émotionnel.

Propositions :

Ici, ce sont de nouvelles règles globales de régulation du commerce et d'organisation des marchés qui pourront donner de nouvelles alternatives à une grande partie de nos populations. L'absence de toute régulation crée immédiatement, après l'effet de nouveauté, un afflux de concurrents sur un territoire limité comme le notre, pour toutes activités dite innovantes. A long terme, il est impossible, pour les acteurs de la Réunion, de stabiliser revenus et vies.

Sont touchés l'agriculture, le tourisme, le commerce de biens de consommation, de services etc ...

Autant d'éléments qui expliquent le besoin de protéger les tissus sociaux et économiques de notre Ile :

•Remettons en place des quotas et droits de douanes pour favoriser les économies locales. De manière sélectives.

•Développons l'économie de proximité (formation, coordination et mise en œuvre en réhabilitant la régulation)

C1 / Augmentons les moyens des services publiques : Le transfert de la sur-rémunération aux collectifs

Pour améliorer le structurel de notre département, il est nécessaire d'améliorer les capacités des services publiques, en augmentant les effectifs, les infrastructures, ainsi que les capacités d'investissement. Nous avons récemment vu les pompiers dénoncer leurs conditions de travail déplorable, sans compter le milieu hospitalier.

Comment ?

Il existe un levier puissant : transférer la sur-rémunération des fonctionnaires à toute la collectivité de La Réunion, (suppression uniquement pour les nouveaux entrants), qui coûte à l'Etat 850 millions d'Euros pour 53000 personnes à La Réunion. Le budget économisé se doit de rester dans notre territoire et participer à son développement.

Les contrats de travail déjà signés se doivent d'être respectés.

Les problèmes causés par le régime des sur-rémunérations :

Les coûts salariaux des institutions publiques, qui sont de loin supérieurs aux coûts salariaux métropole, greffent fortement le budget de nos administrations publiques :

Ces sur-rémunérations mettent en difficulté les collectivités et communes dans la mise en place de leurs actions de développement du territoire, en raison d'une situation financière critique, due à cette charge financière surdimensionnée par rapport à l'hexagone.

De plus, les plans de titularisation du personnels contractuels, communaux ou des collectivités ou autres, ne peuvent se mettre en place, pour raison budgétaire. Les salariés pour la majorité, restent en situation contractuels (60 % dans les DOM contre 12 % dans l'hexagone), souvent précaire et faiblement rémunérés, sans la garantie de l'emploi en tant que fonctionnaire, malgré la loi de 2012, prévu pour régulariser leurs situations.

Propositions :

Suivons les préconisations de la cour des comptes : Transférons cette sur-rémunération qui n'a plus lieu d'être en l'état, et qui coûte à l'Etat 850 millions d'euros par an, au collectif. Le budget se doit de rester dans notre territoire et participer à son développement, par l'augmentation des effectifs, des infrastructures et des investissement. Il augmentera progressivement en fonction des départs en retraites et des remplacements, car la sur-rémunération ne sera supprimer que pour les nouveaux entrant uniquement. Les contrats de travail déjà signés se doivent d'être respectés.

(Référence : Cour des comptes Rapport public annuel 2015 – février 2015 Cour des comptes - www.ccomptes.fr - @Courdescomptes. "Les compléments de rémunération des fonctionnaires d’État outre-mer : refonder un nouveau dispositif")

Cette sur-rémunération devra cependant exister comme mesure dérogatoire provisoire renouvelable, car certaines fonctions en auront peut être besoin, de manière permanente ou ponctuelle, et elle constitue un moyen incitatif conséquent, si besoin. Peut être, mérite-t-elle d'être étudiée dans certains cas en métropole, pour lutter contre la désertification qui touche certains territoires et métiers. Avec évaluation et condition temporaire d'attribution en fonction des évolutions des situations.

Important : Le transfert de la sur-rémunération au collectif, ne doit être défendu que dans le cas des élections présidentielles, qui est la plus haute sur l'échelle hiérarchique électorales. C'est une décision politique, et la traiter à un niveau inférieur, lors des échéances locales par exemple, risquerait de la mettre à la portée des hiérarchies politiques supérieures, qui pourrait, elles, avoir envie d'en détourner tout ou partie vers d'autres ministères ou zones géographiques, au détriment de nos territoires. Un Président en accord avec cette réforme, devrait avoir, en plus de son Gouvernement, une majorité à l'Assemblée Nationale, afin d'appliquer la réforme sans rien en perdre de son contenu.

C2 : Augmenter les moyens des services publiques : Le Contrat d'Activité

Nous proposons de créer un Contrat d'Activité :

C'est un contrat de travail, dépendant donc du droit de travail francais, pour une durée correspondant à la rémunération que correspond le RSA, de 10 jours SMIC, mais avec une bonification de la rémunération de 100 €, soit un total de 564 € + 100 = 664 €. Tous les bénéficiaires du RSA y auront accès et également les jeunes de 18 à 25 ans sans emploi. Les services publics peuvent bénéficier de cette richesse humaine en termes de temps et de compétence, à mettre au service de toute la population.

1/ Constat :

Concrètement, basons nous sur la situation actuelle du RSA : Actuellement, il n'y a pas de travail pour tout le monde, Plus de 30 % des actifs sont au chômage et aux minimas sociaux à la Réunion et dans les Outremers en générale. Ces bénéficiaires de RSA ont pour obligation de rechercher du travail. Mais la concurrence est rude, et nous savons qu'il n'y en pas pour tout le monde ... La France, par le Revenu de Solidarité Active, RSA, permet à ses citoyens actifs de plus de 25 ans aux chômages de survivre en attendant de trouver un emploi.

Les personnes bénéficiaires du RSA se doivent de rechercher un emploi (obligation de pointage tous les mois au pôle emploi), mais pas d'en trouver. Normal, il n'y en a pas toujours de disponible, surtout dans nos territoires d'Outremer. Pourtant, nous considérons que tous le monde a besoin d'être considéré comme actif, tout le monde a besoin d'une place dans la société, un rôle sociale. Et l'activité qu'est le travail y contribue fortement de nos jours.

2 / Proposition : Créer un Contrat d'Activité pour accompagner les acteurs sans emploi :

Nous proposons de créer un Contrat d'Activité : C'est un contrat de travail, dépendant donc du droit de travail francais, pour une durée correspondant à la rémunération que correspond le RSA, de 10 jours SMIC, mais avec une bonification de la rémunération de 100 €, soit un total de 524 € + 100 = 624 €. Tout les bénéficiaires du RSA y auront accès et également les jeunes de 18 à 25 ans
sans emplois. Ce contrat ci sera dénué de toutes cotisations, pour la simple et bonne raison que c'est soit cela, soit rester chez soi. Elle doit être aisée d'accès, administrativement et moralement aussi. Le statut des bénéficiaires ne changerait aucunement, ce qui signifie qu'ils garderaient les mêmes droits.

3 / Qui peut y avoir droit ?

a / Les Bénévoles
Actuellement les associations sont à la peine. On assiste à la déstructuration de leurs activité en raison d'un manque de moyens matériels et d'un manque de considération des bénévoles qui font pourtant preuves de compétences et de bonne volonté.

Reconnaissons ce statut et rémunérons le. Sont concerné les acteurs ponctuelles ou réguliers, officiellement adhérents, dans les associations loi 1901, affecté à une ou plusieurs tâche défini, en capacité de justifié de 50 h d'activité mensuel. Ou 600 h annuelle ; Car l'activité pourrait être annualisé. Bien sur, si ce quota d'heure (50h par mois est dépassé), nous passons à un autre régime de rémunération, qui servent cette fois ci à amortir les coûts du bénévolat et non plus à rémunérer. Pour un salarié qui souhaite faire du bénévolat, cette rémunération s'accumule et encourage à la mobilisation de compétence. En aucun cas , il s'agit de brider les initiatives privées, de qui que ce soient ; C'est la richesse d'un pays.

b / Les artistes et sportifs
Ces Éléments essentiels des civilisations, pour les émotions qu'ils suscitent, bénéficieront aussi de ce salaire de base, à partir du moment qu'ils justifient des 50 h d'activité (en activité de compétition, encadrement, animation, spectacles, représentations ...).
c /Les projets d'utilité public :
Explorons un exemple : nettoyage de la plage.
Action à faire : ramassage, sensibilisation, création de cendrier.

• Elaboration du projet
• Outils
• transport
• formateur
• Encadrant

Tout les jours, du lundi au vendredi, une équipe de 5 hommes vadrouillent sur 500 m2 de plage. 4 personnes éligibles géographiquement proche, n'ayant aucune activité, et un encadrant (salarié de collectivité ou d'association).
L'activité :

4 semaine de 35 h de travail pour 4 personnes correspond à un volume horaire total de 560 h. Ce qui permet d'employer 11 personnes par tranche de 50h. Sur un mois.

Le coût : (524 € + 10 €) * 11 personnes = 5874 € (10 € de frais de dossiers) 100 € x 11 = 1100 €, de bonification pour les 11 personnes bénéficiaires.
Salaire du salarié encadrant : 1800 €
500 € d'outils.
500 € de transport.
Soit un total de 9774 € ;

Mais dans ces 9774 €, l'Etat prend en charge le RSA des personnes, soit 11 x 524 € = 5874 €, et il reste à la collectivité de fournir 3900 €. Elle ne paierait pas de charge sur ce contrat. Juste la bonification. Et le service est fourni au public.

d / Garantir l'initiative et gérer la concurrence des entreprises privées : Si une entreprise se positionne pour le même service, sa substitution au travail de la collectivité se fera si elle peut proposer moins chère.

Auquel cas, (par exemple par acquisition d'une machine aspirateur innovante amortie à 2000 € par mois ajouté d'un salarié au SMIC), elle remporte le marché. Il s'agit de laisser le progrès se faire (création destructrice comme la mécanisation (voir les écrits de Charles GAVES, économistes Francais international).

Au final, la tâche est faite. Une entreprise est crée et fonctionne, les taxes sont perçues. La collectivité a crée une activité, permi à une entreprise de s'exprimer, et à contribuer à la modernisation. Les bénéficiaires seront positionner sur une autres actions : Nous avons tout le pays à nettoyer et dépolluer.

Conclusion :

Toutes les activités que les privées ne font pas, peuvent être faite dans ce cadre, sous ce modèle, le temps que les privés se positionnent en créant le service à moins chère. Cela peut être utilisé afin d'améliorer les services publiques également.

Aujourd'hui, plus de 30 % des actifs réunionnais sont aux chômages et en souffrent, en raison d'un manque de revenus et aussi en raison d'un manque de considération liés à leurs situations.

Ce contrat d'activité amène tout le monde a être considéré comme actif, nous donne à tous une place dans la société, un rôle sociale. Même en dehors de la sphère du travail salarié conventionnel ; Cela rassurera les parents aussi, donneront confiance aux jeunes, qui pourront là exprimer leurs potentiels et se faire une expérience ; Cela renforcera les liens entre citoyens en raison d'une richesse de bonne volontés libérés, valorisés ... Les bénéfices seront nombreux, en terme morale aussi, avec une répercussion possible sur la consommation des ménages et donc la relance d'une certaine croissance chez nous.

La question du financement ne se pose pas ou si peu. Puisque que le RSA existe déjà ...

D / L'amélioration du système éducatif :

Les jeunes de la Réunion : d’énormes difficultés scolaires

Selon une étude du ministère de l’éducation réalisée lors de la journée « défense citoyenneté », la part de jeunes de 18 ans en difficulté de lecture atteint 10 % en moyenne pour l’ensemble de la France (données 2012). En métropole, le taux s’étend de 5 % de jeunes en difficulté en Haute-Savoie à 16 % dans l’Aisne. On en est très loin dans les Dom : le taux atteint 27,6 % à La Réunion. (74,9 % à Mayotte).

Parmi les 10 % de jeunes en difficulté, le ministère estime que 4,1 % sont en situation d’illettrisme (données 2011) pour l’ensemble de la France. Mais le chiffre atteindrait 15,5 % à La Réunion. A Mayotte, pas moins de 44 % des jeunes de 18 ans seraient illettrés. En métropole, cette situation touche une fraction très minoritaire de jeunes qui accumulent les difficultés (sociales, relationnelles, de santé, etc.), mais dans les Dom, l’illettrisme touche une fraction entière de la jeunesse.

Au-delà de l’illettrisme proprement dit, la scolarisation des jeunes de la Réunion reste très en-deçà des pratiques de la métropole.. Un quart des jeunes réunionnais de 20 à 24 ans ayant quitté le système scolaire n’ont que le niveau du primaire, contre 14 % en métropole (données 2009 du recensement). A Mayotte, la non-scolarisation reste massive : selon les données du recensement 2007, 40 % des jeunes de 18 à 24 ans n’ont jamais été scolarisés, 60 % ont au plus le niveau primaire.

La dégradation de la situation économique des familles dans des territoires très inégalitaires et l’ampleur du chômage des jeunes (jusque 70 %) sont des facteurs très défavorables. Une chose est sûre : de tels chiffres appliqués à des départements de métropole auraient suscité une mobilisation plus importante des moyens publics.

Au-delà des problèmes matériels, une difficulté supplémentaire est d’ordre linguistique. L’enseignement se fait en français, qui n’est pas toujours la langue maternelle de nos élèves (facile à comprendre pour Mayotte mais tout aussi réel à la Réunion, les petits réunionnais naissent souvent dans des familles uniquement créolophones).

Propositions :

Prévoyons un plan de rattrapage ramenant les indices Insee de l'éducation dans la moyenne national : plan financier d'augmentation des effectifs et des infrastructures, et plan qualitatif d'amélioration des résultats. Aussi : Introduisons les langues maternelle dans l'enseignement primaire, comme marche pieds pour l'apprentissage du français. ce qui signifie, mise en place d'une formation des professeurs.

Lions la perception des droits aux prestations sociales au bon respect des obligations de scolarité des enfants du foyers. (Promotion d'une mesure nationale).

Ouvrons une fenêtre de possibilité, en terme d'adaptation des programmes aux territoires (éducation civique dont us et coutumes, histoire, géographie ...) afin d'impliquer et de promouvoir d'avantage les apprenants et leurs milieux.

(sources : http://www.inegalites.fr/spip.php?article1847&id_groupe=10&id_mot=84).

E / Implication de la population dans les missions territoriales :

L'exploitation des milieux marins : Promouvons les relations entre les habitants et leurs environnements marin, par de la sensibilisation, et le tourisme intérieur.

Et surtout par l'information et l'accès aux formations et aux métiers de la mer, dans tout les domaines : ouvriers, techniciens, scientifique, pêche, halieutique, tout ce qui est lié à l'art navale.

N'oublions pas les missions de défenses, stratégiquement essentielles, l'armée, et tout les métiers qui s'y rattachent  feront l'objet d'une attention toute particulière ...

N'oublions pas les missions liés à la protection et gestion des milieux naturels (développé ci dessous).

F / Des activités humaines en harmonies avec la préservation des milieux naturels, au quotidien :

Les parc nationaux, les réserves marines, Les réserves naturels de la Réunion. Parfois reconnu patrimoine mondiale par l'UNESCO. Autant de sites sous protections nationales pour des enjeux environnementaux, confrontés aux activités humaines.

En effet, l'insularité ou l'isolement de notre territoire, ont favorisés au file du temps, une flore et faune indigène ou et endémique. Mais notre territoire, pour les mêmes raisons, ont vue les hommes les investir de toutes parts. Ces derniers se retrouvent partout, et leurs activités ont un impact sur les milieux. Souvent leurs présences, est jugés incompatibles avec ces mêmes milieux, par le droit français en matière de protection environnementale.

Mais doit il y avoir combat, ou symbiose ? ou harmonies ?Les réunionnais qui vivent dans ces milieux et qui s'en nourrissent (au sens propre comme au figuré) par une activité de cueillette, de chasse, ou lucrative par l'exploitation de ressources naturelles, d'agriculture et autres, se doivent d'être reconnus et respectés, eux et leurs besoins d'y vivre décemment.

Les faunes et flores et milieux se doivent d'être reconnues et préservées, pour le bien de l'humanité. Actuellement, on assiste parfois à un rapport de force sensé faire plié l'un ou l'autre. Il est important que les acteurs officiels nationaux comprennent que l'harmonie est la priorité à rechercher, que les revenus des hommes se doivent d'être maintenus voir amélioré dans ces milieux.

La première étape est une étape de pleine acceptation. Passé cette étape cruciale, les acteurs de ces milieux accepterons pleinement de contribuer à la gestion de "leurs" milieux, et "ressources" dans le sens de la durabilité. En effet, pourquoi n'accepterions nous pas un mode d'activité et de gestion qui nous assureraient les mêmes revenus, voir mieux, en préservant nos ressources et milieux ?

Propositions :

Faisons évoluer la réglementation vers une tolérance des activités humaines jugés adéquates. Transformons les formes d'exploitations agressives des ressources de ces milieux en exploitations durable : Ceci est une volonté qui demandera des moyens financiers, humains, ingénieries innovantes ... Les défis techniques sont visible. Agriculture biologique, sylviculture sélective, écotourisme ...

Insérons la population locale dans tous les corps de métiers lié à la préservation des milieux. Cela signifie mettre en place des parcours de formation ambitieux, depuis la recherche de financement, les infrastructures, les formations des professeurs et formateurs ... Et y être ambitieux, depuis la formation des agents d'entretien des sentiers aux chercheurs en microbiologie ...
Privilégions la médiation à la confrontation.

Conclusion :

Nous avons ici, à la Réunion, toutes les bonnes volontés et compétences nécessaires pour faire beaucoup mieux que ce qui est aujourd'hui. Nous, de la société civile, avons à nous exprimer pour dire quelle Réunion nous voulons demain, pour la visualiser, tous ensemble et pour la construire. Prenons nos responsabilités : Discutons ensemble, préparons le chemin et la construction de la Réunion de demain.
 


Commentaires (8)
1. Marie le 11/06/2018 17:41
bien vu mais hélas dans trente ans on sera toujours dans la phase "réflexion" ....avec les comiques d'élus que nous avons......!
2. klod le 11/06/2018 18:13
"(suppression uniquement pour les nouveaux entrants)", ........................"Les contrats de travail déjà signés se doivent d'être respectés."

fectivement , le bon sens prés de chez vous .............

rappelons quand meme , qu' il n'y pas que les foncts qui profitent de la "surém" .............. certaines conventions collectives du privé aussi ( ou du moins certains situations du privé ) !!!!! stop à la "fixettte " contre les foncts !! .

vrai pas vrai , kriké , kraké !!!!!

et il est important , quand on veut " analyser" l'éco des "DROM" , ex colonies ( n'en déplaisent à certains révisionnistes comiques locaux , et oui !!!!!!!!!!!!!! ) de le rappeler .cela change "la vision" des choses" nan ?

pov DROM de la TOM .
3. Crédible? le 11/06/2018 23:08
Il eu était de bon thon de relire et corrigeais les phautes. Ça crin de lire services publiques !
4. JORI le 12/06/2018 09:25
De quelle société civile s'agit il?. Celle de St leu ou de St Denis ?.
5. klod le 12/06/2018 18:19
comme dit post 3, vive le bon Thon ! tout est bon dans le thon , comme dans le ......
6. Kayam le 12/06/2018 22:33
...situation d’illettrisme : le chiffre atteindrait 15,5 % à La Réunion.

Il faut offrir des livres aux enfants : une solution peut-être pour déceler + tôt les difficultés. Y'en a certains, frustrés, n'arrivent pas à aligner 2 mots et rencontrent d'autres problèmes (troubles DYS). Il faut que les parents n'aient pas honte de consulter les spécialistes qui traitent le problème.

Pour ceux qui ne font pas d'effort, c'est ne pas avoir de l'ambition, de l'envie de voir + loin --- dans une île où le chômage est important, où la drogue commence à prendre beaucoup de place, quand des efforts personnels sont largués et ne semblent pas auto-intéressants. Une satisfaction bien minime quand même.

Avec tous les moyens qu'on dispose aujourd'hui, ce n'est pas possible que l'illettrisme fasse partie de la jeunesse. En 2018, cela ne devait même pas être envisagé. Chaque personne peut apprendre à son rythme et trouver un tout petit centre d'intérêt qui peut aider à développer ses connaissances ; aussi mini soient-elles. (culturel mais pas sexuel j'entends). Tout est question de vraiment le vouloir. Et de ne pas partir, dès le départ, vers et avec un sentiment d'échec.

Y di é mi kroi bien : pa kapab lé mort san essayer
7. Merci patron Manu! le 14/06/2018 09:47
Sans juger de la pertinence des propos, n''étant pas expert de ces sujets, Bravo pour le travail de réflexion, d''analyse et de proposition.

Je regrette qu''une inititiative citoyenne de masse n''existe pas pour rassembler et confronter les idées.
8. lollll le 14/06/2018 13:19
Et si la mentalité de beaucoup de gens évoluait et qu'ils se mettaient à chercher du travail ailleurs qu'à la mairie (situation malheureusement généralisée à la Réunion).
En tant que contribuable, j'en ai marre de subir les votes "alimentaires" avec des conséquences désastreuses sur nos communes (impôts en constante augmentation, infrastructures digne de l'Afrique subsaharienne, eau non potable, écoles dans un état catastrophique, etc....).
Bougez vous le c.., formez vous et cherchez partout du travail. Vous verrez que vous ne serez plus soumis à personne et surtout pas au bon vouloir ou à la bonne réussite d'un "maître" qui vous asservira.
On peut toujours réver, mais en attendant cabris i mange salade.
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