[Alt-Text] [Alt-Text]
Zinfos 974
▶️ Journée des "Dys": Un papa raconte les difficultés rencontrées par son fils

Le 10/10/2018 | Par Charline Bakowski | Lu 4371

A l'occasion de la journée nationale des "Dys", la caravane des "Dys" revient pour la deuxième année grâce à l'association Dys Semblable. Elle a fait une première halte ce mercredi à la maison des associations de Saint-Benoît. 

Tous les professionnels de la santé, qui gravitent autour des problèmes "dys" y sont présents. L'occasion de mettre en lumière ces troubles qui causent des problèmes d'apprentissage à 10°% des enfants. 

Au-delà des troubles d'apprentissage et d'insertion, ce sont des réels problèmes au quotidien pour les enfants eux-mêmes et les parents. Cédric a bien voulu nous témoigner son histoire et celle de son fils Aymeric, 14 ans, diagnostiqué de dysphasie et de dyspraxie il y a 5 ans. Atteint aussi d'épilepsie et déclaré enfant précoce très jeune, "son disque dur à lui, il est fatigué", déclare son père. 

▶️ Journée des "Dys": Un papa raconte les difficultés rencontrées par son fils
"Il a des difficultés à se faire comprendre, il a deux mains gauches, faut lui donner un peu plus de temps", explique-t-il. "C'est un grand combat au niveau des institutions, de l'académie ou même de l'Etat." Pour lui, il faut agir maintenant car le problème c'est aussi après, quand ces enfants devront entrer sur le marché du travail. 

Le jour de la venue du ministre de l'Éducation, Aymeric s'est fait agresser à son collège, certainement car son comportement a été mal compris. Ce qui lui a valu 10 jours d'ITT. Pour Cédric, ceci aurait pu être évité si l'ASH de son fils était présente. Pour lui, l'école a préféré éloigner le problème en renvoyant l'enfant plutôt que d'essayer de trouver des solutions.

En effet, la question de l'ASH est un réel problème récurrent. Comme nous l'explique Cédric, "Aymeric est suivi par une ASH depuis la primaire, mais chaque année c'est le même refrain, il y a un sérieux manque d'organisation et ça met en panique Aymeric". 

"Nous on est pas des clowns, on est des parents"
, confie Cédric. Il se pose la question si les personnes qui encadrent les enfants aux troubles "dys", que ce soit professeurs, médecins, infirmières, assistants, etc, sont assez qualifiés pour s'en occuper et assez nombreux.  

Lorsqu'on donne la parole à Aymeric, pour lui, innocemment, "ça se passe bien". Il ne se sent pas non plus exclu par rapport à ses autres camarades de classe, même s'il ressent qu'il fatigue plus vite et est plus sensible au brouhaha.


Commentaires (7)
1. Kayam le 10/10/2018 23:33
Dys = préfixe qui signifie difficulté.

Si un enfant présente une dyslexie, dyscalculie, dysphasie... selon les niveaux infirmant ses capacités, des moyens pour faciliter l'apprentissage peuvent être demandés et peuvent être mis en place.

N'y-a-t'il donc aucun personnel qui traite ce genre de dispositif inscrit sur ce site ? Afin de donner les renseignements utiles aux parents concernés, intéressés et qui ne savent pas ce qui est possible de faire ?

J'attends et je reviendrais peut-être. Mais pour les autres, aider en disant ce que l'on sait ne coûte pas grand-chose. Que l'on écrive, que l'on parle à la télé ou à la radio peut servir. Surtout si les informations ne sont pas confidentielles et peuvent être trouvées sur le net.
2. Sophie Bégot le 11/10/2018 07:07
Bonjour Kayam,
effectivement, très peu de personnes sont qualifiées pour ce genre de troubles.
Je suis enseignante spécialisée et j'ai créé une entreprise d'accompagnement de familles d'enfants handicapés ou en difficulté. Malheureusement, je suis la seule de l'île à travailler en libéral !
Je suis disponible autant que possible via ma page FB Comme les autres 974
3. Tipoul le 11/10/2018 09:16
Le problème avec les dys , c'est qu'il y en a de plus en plus , et leur nombre est en augmentation exponentielle depuis les années 2000 .Il y en a aujourd'hui plusieurs dans toutes les classes de tous les niveaux , de la 6eme au bac , et dans tous les lycées .Alors on nous dit qu'il faut les valoriser , leur donner du temps ou enlever des questions , accepter l ordinateur en classe et se plier au refus d'une prise de note manuscrite bien plus adaptée dans certains cas , comme qd il y a des schèmas à faire par exemple ,et aussi de ne pas sanctionner les fôtes dortograf , leur accorder une attention particulière , au détriment donc des autres qui sont juste en difficulté …….
4. LAKOUR le 11/10/2018 11:54
Rien n’a changé, il y en a toujours autant, pas plus, pas moins. Ceux qu’on appelle « dys » aujourd’hui étaient auparavant affublés d’adjectifs ou de qualificatifs moins reluisants mais plus limpides.
5. L'Ardéchoise le 11/10/2018 19:48
Charline : ASH (Agent des services hospitaliers), vous êtes certaine de ce que vous avancez ?
Parce que je pense que ces enfants sont plutôt accompagnés par des AVS (Auxiliaires de vie scolaire)...

Je suis étonnée que l'erreur n'ait pas été relevée, par le poste 2 entre autres ("enseignante spécialisée").
6. Sophie Bégot le 11/10/2018 22:04
Très chère Ardéchoise, si je devais m''insurger de la forme plutôt que du fond, je perdrais bien trop de temps et d''énergie ! Quant à vous, les avs n''existent plus, nous parlons D''AESH maintenant ! Vous pouvez être sereine je connais mon métier...
7. L'Ardéchoise le 12/10/2018 12:27
A 6 : les AVS existent encore, elles n'ont pas toujours pour certaines le statut d'AESH.
Quand à la forme, désolée, mais lorsqu'elle induit en erreur, elle compte aussi. Ce sujet important, qui me tient sans doute à coeur autant que vous, mérite autre chose que des approximations.
Nouveau commentaire :