[Alt-Text] [Alt-Text]
Zinfos 974
▶️ [Pierrot Dupuy] Jean-Luc Mélenchon : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais »

Le 27/06/2019 | Par Pierrot Dupuy | Lu 3367


▶️ [Pierrot Dupuy] Jean-Luc Mélenchon : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais »

Jean-Luc Mélenchon : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais »

Jean-Luc Mélenchon se voyait en président de la République. Et il est vrai qu’à quelques pour cents près, il aurait pu devancer Marine Le Pen et se qualifier pour le second tour de la présidentielle. Et là, face à Emmanuel Macron, Dieu seul sait ce qui aurait pu sortir des urnes.

Il n’en fut rien, mais fort de ce bon résultat, il s’est un moment imaginé en leader de l’opposition. Nouvel échec. C’est Marine Le Pen qui lui a ravi ce poste, malgré -ou peut-être à cause- des gesticulations souvent improductives du leader de La France insoumise et de ses lieutenants à l’Assemblée nationale.

Il faut dire qu’entre-temps, Jean-Luc Mélenchon a perdu de sa superbe, à la suite de ses maladresses, et on est gentil, lors des perquisitions de la police à son domicile et au siège de son mouvement. Tout le monde a encore en mémoire son « Mon corps est sacré », une sortie médiatique qui a marqué le début de sa descente aux enfers.

Depuis, La France insoumise se débat dans une crise interne qui a connu son paroxysme au lendemain des Européennes et de son score catastrophique de 6%, bien loin des presque 20% récoltés au 1er tour de la présidentielle.

Comble du culot : certains militants, et pas des moindres, en sont venus à réclamer le départ du Leader maximo.

Comment expliquer cette dégringolade ? Comme je l’ai dit, les Français ont sans doute eu peur du personnage qu’ils ont découvert lors des perquisitions, imbu de sa personne, méprisant vis-à-vis des policiers et des magistrats qui ne faisaient que leur métier. J’imagine qu’ils ont dû se demander en leur for intérieur ce que serait devenue la France s’ils avaient mis un tel coléreux à sa tête. Et craindre que notre pays ne bascule dans une dictature, à l’image de ce qui se passe actuellement au sein de La France insoumise.

Car, si Jean-Luc Mélenchon est fort pour réclamer la démocratie chez les autres, chez lui, c’est : « c’est moi le chef et je ne veux pas entendre une mouche voler dans les rangs ».

Les rares qui se sont risqués à l’ouvrir en ont vite pris pour leurs grades.

Rappelons quand même que, dans le programme de La France insoumise aux présidentielles, intitulé L’Avenir en commun, figurait en deuxième position le droit à la révocation des élus.

Je cite : « Face à la crise démocratique et au discrédit du système politique, nous proposons une solution novatrice et efficace : l’introduction dans la Constitution du droit de révoquer un élu. Ce droit consiste à pouvoir organiser un référendum pour mettre fin ou non au mandat d’un élu.

Faire du peuple le vrai détenteur de la souveraineté, c’est lui donner la possibilité de révoquer ses représentants, dans le cadre d’un référendum d’initiative populaire. Aucun élu ne doit être à l’abri de l’exigence de rendre des comptes. Il ne s’agit pas de «punir», mais bien d’instaurer un mécanisme de contrôle civique sur les décisions prises et de responsabilité des élus ».

Vous avez bien entendu : « aucun élu ». Aucun élu, sauf… Jean-Luc Mélenchon.

Confronté à une violente contestation au sein de son mouvement, Jean-Luc Mélenchon leur a répondu dimanche dernier : « "Je suis stupéfait de voir que c'est à moi qu'on demande de s'en aller", a-t-il déclaré, rappelant que "[son] rôle est consubstantiel au mouvement". 

Un peu comme si le général de Gaulle avait refusé de se présenter aux élections et avait revendiqué le droit d’être élu à vie, au seul motif qu’il était le père de la Vème République.

Autrement dit, et pour résumer, Jean-Luc Mélenchon c’est : « faites ce que je dis, pas ce que je fais… Les règles, c’est bon pour les autres, pas pour moi ».


Commentaires (11)
1. GIRONDIN le 27/06/2019 09:41
L'ex Sarkozyste, ex filloniste et nouveau macroniste dans toute sa splendeur.


En attendant :


Non à la violence subie par plus de 6 millions de chômeurs [1], dont 3 millions touchent moins de 1 055 euros bruts d’allocation chômage [2].

Non à la violence du chômage qui entraîne chaque année la mort de 10 000 personnes selon une étude de l’INSERM [3].

Non à la violence subie par près de 9 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté (1 015 euros nets mensuels pour une personne seule), dont 2,7 millions de mineurs [4].

Non à la violence des inégalités devant la mort : l’espérance de vie d’un ouvrier est de 71 ans, l’espérance de vie d’un cadre supérieur est de 84 ans, soit 13 ans de différence [5].

Non à la violence de la destruction consciente de l’environnement, et de la destruction consciente des femmes et des hommes au travail.

Non à la violence subie par les agriculteurs : tous les trois jours, un agriculteur se suicide en France [6].

Non à la violence subie par les 35 000 morts de l’amiante entre 1965 et 1995 [7]. Aujourd’hui toujours, chaque année, 1 700 personnes meurent des suites de l’amiante [8].

Non à la violence des inégalités dans l’éducation : 17 000 écoles publiques ont fermé depuis 1980, selon l’INSEE [9].

Non à la violence en matière de logement : 4 millions de mal-logés en France selon la fondation Abbé Pierre, dont 140 000 sans domicile fixe [10]. On compte 3 millions de logements vacants en France [11].

Non à la violence subie par les morts retrouvés dans la rue : au moins 500 morts chaque année, selon le collectif Les Morts de la Rue [12].

Non à la violence subie par 1,8 millions d’allocataires du Revenu de solidarité active, un RSA de 550,93 euros mensuels pour une personne seule [13].

Non à la violence subie par les 436 000 allocataires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées, un minimum vieillesse de 868,20 euros pour une personne seule [14].

Non à la violence subie par les 2 millions de personnes qui reçoivent l’aide alimentaire, dont 70 % sont des femmes [15].

Non à la violence de l’évasion fiscale, soit un vol de 80 milliards d’euros chaque année par quelques-uns au détriment de tous, de l’éducation par exemple ou de la santé [16].

https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/non-a-la-violence
2. JORI le 27/06/2019 09:57
Melenchon, c'est le jupiter de la France Insoumise.
3. lol le 27/06/2019 11:54
Mon chèr Girondin, MACRON n'a pas inventé l'eau chaude. L'eau était chaude avant son arrivé arréter de tout lui mettre sur le dos. Sa cote de popularité repart de plus belle, donc les Français ont compris
4. Romain le 27/06/2019 12:07
Mr Dupuis, je vous cite : "J’imagine qu’ils ont dû se demander en leur for intérieur ce que serait devenue la France s’ils avaient mis un tel coléreux à sa tête. "

Si ses électeurs avaient bien lu son programme et écouté Mélenchon lors de la campagne, ce n'est pas pour Mélenchon qu'ils votaient, pas pour une personne, mais pour un programme, Mr Mélenchon ne proposait pas sa candidature à la présidence de la 5 eme république mais souhaitait mettre en place une sixième république et donc un nouveau vote et président dès cette 6 eme république en place.... Il se présentait en fait pour l'intérim du passage de la 5 eme à la 6 eme....

C'est bien ça le problème de ces élections, les cons (ou les gens c'est souvent synonymes) votent pour une personne non pas pour un programme, c'est une catastrophe et c'est tout le problème de la 5 eme république.

Après en effet il faut que Mélenchon dégage, mais si les gens sont pas capables de lire un programme mais Jugent et votent selon le comportement ou physique de je ne sais qui... Bah... Les gens ont ce qu'ils méritent : la mediocrité pour les mediocres.
5. Choupette le 27/06/2019 12:07
En même temps, quand on voit ce qu'il se coltine comme lieutenant(e)s ... .

Il a dû leur souffler dans les bronches après leurs saillies verbales suite à la perte des élections.

Il devrait méditer sur l'adage "protégez-moi de mes amis; de mes ennemis, je m'en charge".
6. alain le 27/06/2019 13:32
girondin dans toute sa splendeur et son délire insoumis, proche dans son âme étroite sur son commentaire en 1 de son leader royal ah non leader universel .tel Cesar le peuple est la basse couche et lui est au dessus et au dessus encore melanchon on peut en rire, mais les arguments avancés ne sont que ceux de la france insoumise, qui est la seule a mème de comprendre notre pays. l'extreme droite ne dit pas la meme chose ? en fait ils se ressemblent un peu. je trouve l'article de dupuy bien écrit et réaliste
7. GIRONDIN le 27/06/2019 15:24
alain
Hihi hi

Vous êtes un soumis.
8. le Mzé le 27/06/2019 17:53
Post 7 GIRONDIN: Votre post 1 dans le style "tout et n'importe quoi" étant celui d'un soumis au Führer Mélenchon, ce post 7 en devient pathétique: Prenez vite vos gouttes, et au lit...
9. GIRONDIN le 27/06/2019 18:58
8. le Mzé
Avec vous j'ai trouvé mon public.
10. Jp POPAUL54 le 27/06/2019 20:23
Mélenchon est à l'image du commissaire Bourrel dans les 5 dernières minutes.
Réplique favorite " Bon Dieu...mais c'est bien sûr " sauf qu'il n'a jamais la bonne expertise.
Et il y a encore 6 % de personnes qui ne lui en tiennent pas rigueur !!!
11. Jean Le Monstre le 27/06/2019 22:49
Pierrot Dupuy, pauvre type !
Tu n'es content que quand le Macron fait des conneries.
Tu n'es content que quand le Macron utilise le massacre contre les Gilets Jaunes.
Tu n'es content que quand le Macron appauvrit les retraités.
Tu n'es content que quand le Macron liquide le patrimoine français (social, industriel, architectural, etc.).
Tu n'es content que quand le Macron se fout du peuple, de la démocratie, de la liberté, de l'égalité, de la fraternité.
Tu n'es content que dans la merdouille.
Et tu prétends être journaliste ?
Nouveau commentaire :