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Zinfos 974
Délégué à la concurrence: Il est "probable" que certains profitent de la situation de La Réunion

Le 11/02/2019 | Par Charlotte Molina | Lu 6403

C’est sur notre île que commence le travail de Francis Amand, le nouveau délégué à la concurrence outre-mer. Et la mission que lui ont confiée Annick Girardin, ministre des outre-mer et Bruno Le Maire, ministre de l’économie, n’est pas des moindres : faire baisser les prix pratiqués sur notre île en renforçant la concurrence. Et pour cela, Francis Amand se dit prêt à dénoncer les entreprises qui ne jouent pas le jeu.

"Je ne suis pas là pour faire un nouveau rapport qu’on laissera dormir, le gouvernement a décidé de passer en phase d’exécution", explique Francis Amand, fraîchement arrivé sur notre île, où il entame sa mission d’animation de la politique de renforcement de la concurrence sur les marchés ultra-marins.
 
Car les rapports sont nombreux, qu’ils viennent de l’autorité de la concurrence ou encore de l’observatoire des prix, l’énorme différence entre les prix pratiqués sur notre île et ceux de la métropole est bien connue du gouvernement, et reste malgré tout inexplicable.
 
"Je suis venu voir qu’elles sont les résistances qui empêchent la mise en oeuvre des recommandations de ces différents rapports", assure le délégué interministeriel qui a déjà une petite idée de ce à quoi il peut s’attendre.

Monopoles, ententes, impossibilité pour la concurrence de pénétrer le marché, comportements anti-concurrentiels, autant de magouilles qui pourraient expliquer l’inexplicable : "l’automobile, ou le contrôle technique par exemple, sont beaucoup plus chers à La Réunion, on se demande pourquoi ! […] Il y a beaucoup d’aides qui sont là pour compenser. Les handicaps naturels lié à l’insularité du territoire sont compensés, alors on va regarder ce qu’il se passe…"
 
Francis Amand n’hésite pas à le dire, il est probable que certains se font de l’argent en profitant de cette situation.
 
Pourquoi pas en arriver à dénoncer publiquement les entreprises

Pour lutter contre ces monopoles, rien ne vaut l’entrée dans le marché de nouveaux concurrents. Faut-il encore que tout le monde joue le jeu. Alors Francis Amand n’exclut pas l’idée de dénoncer publiquement les entreprises ou les groupes qui contribuent à cette "inefficacité économique".
 
Si nécessaire, des procédures en justice pourront être menées et ce, dès cette semaine.
 
Pour autant, arriver à ce que les prix à La Réunion soient plus raisonnables prendra du temps : "je n’ai pas de terme au calendrier. Ce n’est pas une action immédiate", tempère-t-il, conscient de l'immense attente que sa mission suscite.
 
Les équipes de la direction de la concurrence à La Réunion seront par ailleurs renforcées, annonce le délégué interministériel.


Commentaires (36)
1. Choupette le 11/02/2019 18:27
Bon, au moins, ils lisent Zinfos et les commentaires.

Par contre, il faudrait barrer le "probable" et mettre "CERTAIN".

Comme certaine surface en centre-ville de Saint-Paul qui a multiplié ses prix par 3, depuis le 17 novembre. TOUT LE MONDE EN PARLE.

C'est une honte !

2. TICOQ le 11/02/2019 18:27
Cela fait des dizaines d'années que certaines grandes enseignes locales auraient du être poursuivies pour entente illicite sur les prix en vue de créer une situation de monopole et de non-concurrence. M. AMAND, vous avez du boulot, mais je crains que certaines pressions ne vous en dissuadent.....j'dis ça, j'dis rien...
3. ald'eau le 11/02/2019 18:49
Ah bien...
- Nous verrons par conséquent IKEA et Intermarché s'installer ?
- Les sur-marges des concessionnaires automobiles seront donc revues, au point qu'il deviendra inutile de recourir à un mandataire ?
- Au point qu'il sera financièrement moins intéressant de commander ses pièces de rechange sur Internet ? Mais n'est-ce-pas ce procédé que certains voulaient taxer afin de privilégier la sur-marge locale ?
- Et pour les autres moyens de transport individuels, tel qu'un vélo un peu plus élaboré, faut-il que nous le payions deux fois et demi (à minima) plus cher qu'en Métropole ?
- Et pour les bazardiers dont les prix fluctuent comme le cours de la Bourse (hors aléas climatiques), que peut-on faire ?
4. Joseph le 11/02/2019 18:52
Attention, ils peuvent baisser les prix quelques semaines, et remettre encore plus cher, comme ils l'ont fait pour rattraper l'effet "gilet jaune" !

Tous ces gros importateurs sont hyper gourmands, et n'ont aucune compassion, le fric, le reste on s'en cogne !
5. Ti Jean le 11/02/2019 18:53
Des actes, des actes, des actes.
6. Alain BLED le 11/02/2019 19:04
C'est ça, prenez votre temps messieurs les experts, qui faites semblant de découvrir un problème qui existe depuis des décennies ! En attendant, le consommateur désabusé autant qu'abusé peut simplement adopter une attitude toute simple et pacifique : limiter ses achats non indispensables ! et boycotter les abuseurs. Quand les prix auront vraiment baissé, on recommencera à acheter : c'est la loi de l'offre et de la demande, base de notre société. Comme disait Coluche, si les gens n'achetaient pas, ça ne se vendrait pas !
7. Veridik le 11/02/2019 19:05
Il y a beaucoup d’aides qui sont là pour compenser.

Ah bon? Lesquelles ?
8. GIRONDIN le 11/02/2019 19:07
Tousssssala c'est du passé.

DidiX l'a dit, lu va aligné les prix sur la métropole. Et c'est lu qui paye le fret !!!!!!!!!!!!

Youpi
9. klod le 11/02/2019 19:25
un problème "post-colonial" : et oui, post colonial, n'en déplaisent à certains révisionnistes "universitaires" qui sévissent à la run ................ passons ...........

certains "acteurs économiques" , "toute chose étant égal par ailleurs" comme on dit dans les cours sur l'économie libérale ............... certains "acteurs économiques des ex colonies" , donc,

se font des marges supérieurs à l'hexagone nonobstant le cout de l'octroi de mer , du stockage et "de la distance "...........


c'est connu des "acteurs politiques" ou autres "acteurs économiques" dans les drom ou autres collectivités "autonomes" ...........


du nouveau sur l'économie des "ex isles de la France coloniale" ??????????????????

avec la complicité des "politiques" et "des acteurs "économiques" endémiques ou locaux , selon la sémantique appuyée sur tels ou tels choses ...............

du nouveau gaston et tibère depuis 72 ans ?

chaque citoyen des "drom" ou "autres collectivités d'outre la mer framçaise" attendent .................. que ces inégalités CESSENT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

égalité réelle ? assez roule à nou "cary sous d'riz" depuis si longtemps ....................

de droite ou de gauche , tous complice sur "la vie chère" .................................... du nouveau pour une " vrai égalité citoyenne" ek "l'hexagone"

manifestement , certains aiment le "syndrome économique post colonial framçais " des "outre la mer" . nan ? cela doit profiter à "certains" , on les koné en fait ; ha le syyyyyyyyyyyyyyystème et ses complices .



une "décolonisation réussie des isles d'outre la mer " en France ?

ziskakan ?

on est bien gentil , HIN , dans "les outres mers" .............

le "francis armand" en parlant de " probable " se gausse ................. comme tous les "politiques" et "acteurs économiques " depuis 72 ans .............


égalité économique ,,,,,,,,,,,, par exemple , l'égalité " territoriale" pour "le bat karé" semble futile face à l'égalité économique , mais pourtant certains aiment .............. allez "vive le soleil tropical sous la France ", on est si bien kontan ................ ;;;;;;;;;;;;;;; triste tropique ?
.
10. klod le 11/02/2019 19:32
bref , ce gouvernement comme les précédents , avec la complicité de "décideurs locaux" continuera t'il à se foutre de la gueule des citoyens d'outre -mer lucide ???????????????

un STOP aux marges éhontées de certains "acteurs économiques" dans les "ex colonies iloises de la France" ..................???????????? c'est ce que chacun attend pour "être fier" d'être français ...............sous le soleil !! HIN ?



ce serait surprenant , tibère et gaston ont encore de la belle vie depuis 72 ans que ça dure ...............
le contraire serait surprenant ....une vrai égalité dans les "drom" , cela mettrait tant "de passe droit politique et économique endémique " en cause dans les "outre-mer" ................. j'ai du mal à y croire .............
11. klod le 11/02/2019 19:36
je serais prêt à "applaudir" le 1er gouvernement qui ferait diminuer la pression du "système économique" dans les "ex colonies " françaises qui pèsent sur la vie des "domiens" ............ ............

le "panier lurel" n'est qu'un ersatz pour les bisounours ................. stop aux marges éhontées en "outremer français" ................ on attend depuis si longtemps .
12. Radinasse le 11/02/2019 19:46
Alignement des prix sur la métropole.

POINT FINAL

13. klod le 11/02/2019 19:55
PROBABLE ????????????????????

c'est pas gagné , les citoyens des "outre-mers framçais" ont encore du temps pour se faire baiser la gueule par "l'économie outremer" .................. mais on est si tan kontan depuis 72 ans , la pas grave , continue comme ca !!!!! ,
14. pacha25 le 11/02/2019 20:23
Veridik: ouvre les yeux
15. klod le 11/02/2019 20:58
ce monsieur aurait dit selon "clicanoo" , dont les articles sur ce sujet sont plus intéressant que ceux de "zinfos974" , tu m'excuseras "Pierrot" :

"Ce qu'on doit au consommateur réunionnais c'est la vérité sur les raisons, les causes de ces prix, tout le monde y a intérêt".


on nous ment depuis 70 ans ???????????? non, je n'ose y croire : nos "madame aude", notre" insee" , nos" politiques et syndicalistes endémiques", notre "observatoire des prix" , nos "différents gouverneurs, pardon , préfets" et tant d'autres nous mentent depuis 72 ans ?

non , on m'aurait menti , tout ce "beau" monde aurait menti ou rien fait , bien que "gens de pouvoir" soi disant ???????????????? sic ?

ha bon ? o twa , tant de mensonges depuis 72 ans ? ben , mon colon !

ziskakan ?
16. Alex le 11/02/2019 21:02
Attention baisse des prix constaté aujourd'hui au l P. C est des promotions vu que vous êtes là ... Faut regarder sur une période de un an au moin et vous verrez .. c une arnaque total les prix ici ... Exemple les yaourt en moyenne en promo 3.99..
17. klod le 11/02/2019 21:23
si dans un système libérale, et nous sommes dans un système libérale, le "contrôle des prix" est impossible au nom de "la libre entreprise" , ce que l'on aurait trouvé de mieux disant démocratique, je veux bien le croire ............. tout le reste ayant échoué ............

il n'en reste pas moins que chaque citoyen devrait avoir le droit à "la transparence" des prix ............

qui , à la run , a EXIGE la transparence des prix depuis 72 ans ?????????????? QUI ?


si "la vie est chère" ce n'est pas par une "opération du st esprit" , mais c'est du à certains acteurs économiques avec la complicité des "décideurs" .................


de la transparence ? de "l'observatoire des prix" ? des noms d'enseigne qui abusent , qui se font des marges supérieures , y compris l'octroi de mer, le transport et le stockage : le consommateur avisera , DE LA TRANSPARENCE sur les prix , un minimum qui n'a jamais existé ici ! des noms !!!!!!


une vrai révolution soft et nom des changements de droite ou de gauche bisounours à chaque élection : une transparence sur la formation des prix ????????????????? a quand ?
18. Kek le 11/02/2019 21:32
Yorarien
19. Ma sonnerie le 11/02/2019 22:23
l'identification des intermédiaires entre Réunion et les centrales d'achat sont bien identifiés..il faut regarder du côté des Antilles...
20. Ma sonnerie le 11/02/2019 22:29
ETAPE 1 : LES DISPOSITIONS LEGISLATIVES EXISTANTES, LEUR DEGRÉ D’UTILISATION => les services de l’Etat et le gouvernement mais aussi le Parlement, maîtrisent ils suffisamment l’arsenal législatif ?

a) Code du commerce

 Article 410-2 du code de commerce :
Sauf dans les cas où la loi en dispose autrement, les prix des biens, produits et services relevant antérieurement au 1er janvier 1987 de l'ordonnance n° 45-1483 du 30 juin 1945 sont librement déterminés par le jeu de la concurrence.

Toutefois, dans les secteurs ou les zones où la concurrence par les prix est limitée en raison soit de situations de monopole ou de difficultés durables d'approvisionnement, soit de dispositions législatives ou réglementaires, un décret en Conseil d'Etat peut réglementer les prix après consultation de l'Autorité de la concurrence.

Les dispositions des deux premiers alinéas ne font pas obstacle à ce que le Gouvernement arrête, par décret en Conseil d'Etat, contre des hausses ou des baisses excessives de prix, des mesures temporaires motivées par une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé. Le décret est pris après consultation du Conseil national de la consommation. Il précise sa durée de validité qui ne peut excéder six mois.

L’alinéa 2 prévoit des zones où la concurrence par les prix est limitée sous deux motifs : monopole ou difficultés durables d’approvisionnement.

Considère-t-on que le territoire réunionnais est dans l’une ou l’autre de ses situations ? Pour le premier motif, quels sont les marchés concernés ? la difficulté d’approvisionnement est elle une des caractéristiques d’un territoire insulaire ?

L’alinéa 3 précise que le gouvernement peut prendre des mesures temporaires par décret en conseil d’Etat pour éviter des fluctuations haussières ou baissières des prix, pour une durée de 6 mois maximum. Le gouvernement aura-t-il dû prendre cet arrêté dans le cadre du mouvement des gilets jaunes, afin d’éviter les tensions inflationnistes liées aux pertes d’exploitation sur la période de conflit concernée ?

Les moyens de surveillance des prix existants à l’heure actuelle permettent ils la réactivité du gouvernement ? la centralisation des tickets de caisse en GMS à la Réunion et son exploitation, peut-elle permettre d’atteindre l’efficacité attendue pour la population, de cet alinéa ?

Nonobstant les commentaires ci-dessus au titre des alinéa 2 et 3, n’en demeure pas moins l’alinéa 1 qui énonce que les prix sont libres SAUF dans les cas où la loi en dispose autrement….

Aussi, pour quels biens et/ou services accessibles à la population, la loi devrait elle encadrer le niveau des prix ? Est-ce uniquement pour les prix de l’énergie ? ou la loi doit elle intervenir pour protéger les intérêts de consommation d’une population sur un territoire donnée, notamment quand il s’agit d’acheter de quoi manger (prix supérieur de près de 40% en moyenne par rapport à la Métropole selon l’INSEE à la Réunion ) ?

Les caractéristiques de la situation économique et sociale de cette population (chômage, revenu disponible brut, taux de pauvreté, taux d’emploi, niveau des prix, qualité de la concurrence sur les marchés et leurs filières d’approvisionnements..) doivent-elles motiver le gouvernement et le législateur, à oser l’utilisation de l’alinéa 1 et/ou 2 et/ou 3 ?

 Article 410-3 du code de commerce :

Dans les collectivités relevant de l'article 73 de la Constitution et dans les collectivités d'outre-mer de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin, de Saint-Pierre-et-Miquelon et de Wallis-et-Futuna, et dans les secteurs pour lesquels les conditions d'approvisionnement ou les structures de marché limitent le libre jeu de la concurrence, le Gouvernement peut arrêter, après avis public de l'Autorité de la concurrence et par décret en Conseil d'Etat, les mesures nécessaires pour remédier aux dysfonctionnements des marchés de gros de biens et de services concernés, notamment les marchés de vente à l'exportation vers ces collectivités, d'acheminement, de stockage et de distribution. Les mesures prises portent sur l'accès à ces marchés, l'absence de discrimination tarifaire, la loyauté des transactions, la marge des opérateurs et la gestion des facilités essentielles, en tenant compte de la protection des intérêts des consommateurs.

Depuis 2013, le gouvernement a-t-il actionné cette disposition sur les marchés pour lesquels ce dernier aurait « le sentiment » de considérer qu’il existe des facteurs limitant le jeu de la concurrence?

Est-ce un défaut de connaissance des territoires, est ce une insuffisance de moyens dans les services de l’Etat en charge de déterminer si le territoire considéré et ses différents marchés, sont susceptibles de revêtir avant intervention de l’AC, les conditions pour que cette dernière puisse intervenir et se prononcer pour dire si la concurrence est pure et parfaite, ou insuffisamment voire très insuffisamment ?

Cet article semble s’appliquer pour le prix des produits pétroliers, pourquoi ne pas l’avoir étendu aux produits de consommations courantes, et notamment les produits alimentaires ? La notion de hiérarchisation des marchés selon leur impact sur le pouvoir d’achat des consommateurs, ne devrait elle pas être une priorité afin d’influencer le plan de travail des dits services ?

Pour cela, « on » pourrait caractériser les marchés et leurs biens ou services, selon leur caractère impérieux pour la population (pyramide de Maslow) : alimentation et logement en premier lieu.

b) Loi de régulation économique outre-mer du 20 novembre 2012

 L’article 18 :

En Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à Mayotte et à La Réunion ainsi que dans les collectivités d'outre-mer de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon, lorsque les pouvoirs publics décident d'une baisse de la fiscalité pesant sur les opérateurs économiques aux fins de lutter contre la hausse ou le niveau des prix de détail, les opérateurs bénéficiant directement ou indirectement de cette baisse sont tenus d'apporter aux administrations concernées et au juge, à la demande de ces derniers, tout élément utile permettant d'établir la répercussion effective de cette baisse sur les prix.

pose le principe de la possibilité donnée au juge de vérifier la répercussion au consommateur, des évolutions baissières de la fiscalité sous réserve que l’objectif recherché par le législateur et/ou l’autorité administrative compétente (on parle de pouvoirs publics), soit de lutter contre la hausse des prix de détails.

Ainsi, toute évolution à la baisse de l’octroi de mer ou de la TVA, ou des niveaux d’imposition des résultats des entreprises concernées, mais aussi de la fiscalité applicable à l’emploi (exonérations, réductions de charges et/ou de cotisations) depuis la mise en application de cet article, doivent profiter au consommateur (sauf erreur de lecture de notre part).

Ainsi, quelles sont les évolutions constatées sur les différents champs de la fiscalité applicable aux opérateurs économiques depuis la promulgation de la loi dite de régulation économique outre-mer (un tableau détaillé peut il être fourni par la DGFIP, la CGSS ou MINEFI), et peut on constater un profit direct pour le consommateur ?

Les moyens attribués aux services concernés (DIECCTE Réunion ?) sont ils suffisants pour permettre la prise en compte de ces analyses dans le cadre de leur charge de travail ? Et si oui, selon quelle récurrence ?

 L’article 21 :

Le Gouvernement remet au Parlement, avant le 1er juin 2013, une étude proposant des dispositifs à prendre en vue de faciliter les échanges commerciaux entre le marché intérieur des collectivités d'outre-mer et ceux des Etats voisins.

a-t-il permis au parlement de se prononcer sur les possibilités d’approvisionnement de produits (si oui, lesquels) auprès des marchés avoisinants ?

Les conditions de sécurité alimentaire notamment pour le consommateur réunionnais, sont-elles réalisables ?

Peut-on imaginer que des entreprises françaises puissent produire selon les normes européennes, des produits alimentaires destinés au marché réunionnais ?

L’Etat soutiendrait il ainsi une démarche visant à ne pas produire localement, au détriment de l’emploi local, les volumes de consommation nécessaires au marché réunionnais ? Quels seraient les produits concernés, et pour quelles valeurs marchandes ? Quel serait la perte d’emplois associés ? Peut-on interroger les groupes d’importation de denrées alimentaires (légumes, fruits) et les groupe de distribution afin de comprendre pourquoi le marché local n’est pas privilégié ?

Existerait-il une défaillance des services de l’Etat et des filières locales, pour une structuration forte de celle-ci, afin de garantir une auto-suffisance alimentaire indépendamment des phénomènes météorologiques (culture sous serre, hydroponique,…) ?

Si la DAAF Réunion voulait bien nous apporter des réponses, mais aussi la filière locale ?
Existe-t-il des intérêts financiers à ne pas déranger sur ce secteur (importateurs fruits et légumes depuis l’Afrique du Sud notamment).

Nous connaissons par ailleurs la situation de groupes locaux qui ont fait l’acquisition de fonciers dans les pays voisins pour approvisionner notamment le marché réunionnais en produits alimentaires (crevettes, fruits et légumes,..).

Est-ce là une stratégie payante ? La Réunion et ses habitants ne sont-ils condamnés qu’à consommer, en produisant marginalement ce qui leur est nécessaire ?

Concernant la viande de bœuf et les produits laitiers, l’état sanitaire du cheptel local (leucose bovine) justifie t il que l’on ne puisse faire confiance aux producteurs locaux, et que l’on se retourne vers les produits de dégagement ou provenant de l’extérieur ?

 L’article 22 :
Dans les collectivités relevant de l'article 73 de la Constitution et dans les collectivités d'outre-mer de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin, de Saint-Pierre-et-Miquelon et de Wallis-et-Futuna, les entreprises soumises à une mesure de régulation économique en application des articles L. 410-2 et L. 410-3 du code de commerce ou qui bénéficient d'une aide publique en faveur de leur activité économique sont tenues de répondre, dans un délai de deux mois, à toute demande du représentant de l'Etat dans le territoire de lui transmettre leurs comptes sociaux et la comptabilité analytique de l'activité régulée ou subventionnée.
En cas de refus, le représentant de l'Etat peut demander au juge des référés d'enjoindre à l'entreprise en cause de produire les documents demandés sous astreinte.

permet au préfet d’accéder à n’importe quelle comptabilité d’entreprise du territoire réunionnais. En effet, quand bien même les articles 410-2 et 3 du code de commerce ne seraient pas utilisés par le gouvernement, le simple fait de l’application des lois de développement économiques des outre-mer (LODEOM) au niveau du tissu économique local suffit. En effet, la LODEOM prévoit des mesures d’exonérations et/ou de réductions de la fiscalité applicable à l’emploi sur le territoire ultra-marin.

Concernant les structures d’importation, celles-ci sont souvent absentes autour de la table pour les négociations BQP, OR l’article 22 démontre bien que leur absence n’est pas un handicap puisque le préfet a la possibilité d’obtenir l’information comptable analytique qui lui est nécessaire pour arbitrer sur notamment, les prix du BQP pour les produits d’importation…



ETAPE 2 : VA-T-ON SE RESOUDRE A CONSIDERER QUE LE NIVEAU DES SALAIRES DOIT ETRE AUGMENTE DANS LE SECTEUR PRIVE ? et comment le faire…

La LODEOM est elle un frein à l’augmentation des salaires ?

Les exonérations de cotisations (jusqu’à 3000 euros / an pour un SMIC) doivent elles inciter le législateur à modifier la règle comptable, considérer l’exonération comme une atténuation de charges et ainsi la faire apparaître au compte de résultat des entreprises, afin de pouvoir en permettre ensuite l’affectation en toute ou partie aux salariés ?

Il est donc nécessaire de redistribuer avec un décalage cette économie, sinon à considérer qu’elle est entièrement consommée par les négociations fournisseurs, concessions client voire (et ce serait le pire), utilisée à 100% pour le financement des rémunérations salariales (patrons y compris).

Par ailleurs, les services de l’Etat sont ils capables de comparer les niveaux de salaires réels entre les territoires ultra marins et la province hexagonale ? (les niveaux de rémunérations nominaux sur la région IDF étant encore plus élevés que ceux de province..).

Ainsi, 1500 euros de rémunération nette à la Réunion, et la même somme dans la provine héxagonale, ne permettent pas aux consommateurs les mêmes arbitrages. 8 secteurs de la consommation sont supérieurs à la Réunion.

La sensation du consommateur n’est hélas pas de 10,6% mais bien plus.
21. une réunionnaise 97410 le 12/02/2019 01:06
le dire c'est bien, en parler c'est bien, mais il faut passer à l'étape suivante "faire quelque chose pour que çà cesse" c'est mieux, surtout quand on a le pouvoir de le faire, toute une équipe pour le faire, on essaie d'atteindre l'objectif fixé faire quelque chose pour.
22. Kimsa le 12/02/2019 03:57
De la transparence sur les tarifs exorbitants pratiqués par l’unique producteur local d’électricité à base d’énergies carbonées majoritairement ! La richesse de son parc immobilier a été dénoncée par la Cour des comptes pourtant ! Que faut-il pour la concurrence s’installe à la Réunion, comme en métropole ? Stoppez les monopoles.
23. Hahaha le 12/02/2019 07:43
Le sac de ciment environ 5euro a la reunion en métropole il coute 2euro pourquoi ? Pas de transport pas d''octroi de mer puisque fabriquer ici monopole c''est tout
24. etpuisquoi! le 12/02/2019 08:05
@3.Posté par ald'eau
Bien vu
@7.Posté par Veridik l
Ah bon tu ne sais pas qu'il y a des aides, la défisc ça ne te dit rien par exemple pour ne citer que celle là.

A chaque fois qu'on achète un produit de consommation le vendeur vous sort le coup (cout) de l'octroi de mer. Or on oublie qu'il ne s'applique pas sur un grand nombre de produits. Et la TVA réduite de plus de moitié par rapport à la métropole 8,5 % au lieu de 20% on en parle. Les aides vont dans la poche des profiteurs, elles ne sont jamais répercutés sur les prix.
25. Ali le kafhir le 12/02/2019 09:35
Une énième goyave de France venu fait sa part de promesse le temps qu''il soit remplacé par un autre
26. Hardcore le 12/02/2019 10:17
Avec toutes les fraudes fiscales et comptables de ces groupes, comment peut on être sur du niveau de marge réel ? Quand un distributeur de pièces auto a une marge comptable de 30 pourcent alors qu en magasin on paye deux voir trois fois le prix metro
27. Le Jacobin le 12/02/2019 11:52
(Je suis venu voir qu’elles sont les résistances qui empêchent la mise en oeuvre des recommandations de ces différents rapports", assure le délégué interministeriel qui a déjà une petite idée de ce à quoi il peut s’attendre).

Si il ne connait pas qu'ils fassent demi-tour à Paris, pour information les prix sont libres, il lui reste un seul levier: l'entente illicite sur les Prix.

Regardons de plus près les prix des produits fabriqués à la Réunion aussi cher si pas plus que l’hexagone, un œuf pondu par une poule à la Réunion sort dans le cul de la poule Réunionnaise avec l'Octroi de mer la TVA le transport par Avion donc plus cher que l’œuf de la poule de Normandie, passons sur le yourte le fromage hors de prix fabrication PéI.

Arrêtons nous un instance sur les médicaments, la carte Vitale est la barrière de l'aveugle c'est gratuit consommons à grande échelle.

Les médicaments pour Animaux: un simple comprimé pour la puce du toutou 13€ à ce stade posséder un animal relève du grand luxe, un passage sur sur le billard chez Vétérinaire pour toutou relève l'exploit encore que; le vétérinaire à fait des études donc indulgence.

Avant de regarder en permanence en direction de la Métropole, regardons chez nous, chose étonnante, les grands limiers venus de Métropole laissent entendre que: vous allez voir ce que vous allez voir FAUX
ils n'ont pas remarqués que la SRPP n'a pas de concurrence à la Réunion.

La carte grise Réunion est la plus cher de France
Les Pneus de voiture 6 fois plus cher, pour le reste passons.

Selon le Quotidien du lundi 11 Février 10% des des grosses fortunes se partagerait la Réunion.
28. vince le 12/02/2019 12:02
ont aimeraient que ceux qui ont profiter soit poursuivit
29. Quincailleries chers le 12/02/2019 12:36
Pourquoi ? Parce que presque toute les quincailleries appartiennent à une même famille et une même ethnie. Donc, vous pouvez faire le tour de l'île, vous trouverez le sac de ciment au même prix partout et cher. Ils s'entendent pour faire du fric le dos des consommateurs. Pathétique !
30. klod le 12/02/2019 18:51
impressionnante analyse de post 20 : bravo et merci .

si j'ai bien compris , suis un peu bête, vous m'excuserez, des dispositions législatives et réglementaires existeraient mais ne sont pas utilisées par "les décideurs" pour diminuer le coût de la vie ?

cela conforte le sentiment que nos "décideurs" ne décident de pas grand chose pour diminuer "la vie chère" . A qui profite le crime ?
tous les "je défends la Réunion avec mon mandat ou ma position dominante " nous mentiraient ils ? Par ignorance donc incompétence ou sciemment pour protéger une certaine nomenklatura locale ?

triste run à "la vie chère" .
31. Papapio "Pères Amor" le 12/02/2019 20:49
"Probable"? Des pieces Auto 8 fois plus chères, enduits 250% plus chers, des voitures "low cost" 50% plus chères, des monopoles sur; les médicaments, centrales d.achat consommation, etc... Il faut arréter les Etats généraux... DES DECISIONS
32. Ma sonnerie le 12/02/2019 22:48
30.

le titre de l'étape 1 est éloquent.
nos élus ne maîtrisent pas les textes.

Ni le sieur Amand qui énonce que l'on peut encadrer les prix temporairement. Or l'exemple de l'accord des prix pétroliers démontrent que l'on peut encadrer les prix DURABLEMENT. L'article L410-3 du code de commerce doit être utilisé.

C'est pour cela je pense, que le sieur Edouard vient avec dame Girardin, histoire de montrer aux acteurs économiques qui est le boss.

Si le gouvernement n'utilise pas le 410-3, alors la révolte peut éclater à la Réunion.

ce document a été transmis au délégué à la concurrence, et il lui a été précisé que la concurrence à la Réunion est une illusion. Celui qui augmente les prix et qui ne constate pas de baisse de fréquentation et de ventes, permets aux autres d'augmenter aussi les prix. Il en est ainsi dans les territoires insulaires.

33. Ma sonnerie le 12/02/2019 23:05
30.
pourquoi vous qualifiez de bête..parce que vous ne maîtrisez pas les textes législatifs ? vous pourriez être haut fonctionnaire ? ;-)
34. klod le 13/02/2019 09:20
donc 410-3 pour tous !!!!!!
35. momo le 14/02/2019 01:07
RIEN DE PROBABLE MAIS DU CERTAIN TROP D ELUS A LA REUNION ENTRE AUTRES SE GAVENT SUR LE DOS DES SANS DENT
36. RIVON le 18/02/2019 14:23
@ AL D EAU

vOTRE commentaire touche du doigt le motif du coût de la vie aux iles!!!

Faut assurer des prix pour le système assure un certain revenu sensé ASSURER LE QUOTIDIEN!!!!

mais hélas comme le souligne MOMO les élus et certains monopoles se gavent beaucoup trop et met en péril le système en place .ILS SONT DEVENUS BEAUCOUP TROP GOURMANDS!!!!!!!!
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