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Écoles de St-Benoît : La suppression des contrats aidés fait toujours débat

Le 13/02/2018 | Par Charline Bakowski | Lu 791

La réorganisation du travail suscite la colère des établissements scolaires de l’île. Les écoles de Saint-Benoît sont également touchées par cette réduction des contrats aidés mise en place par le gouvernement pour 2018.

"89 contrats aidés sur 132 ont pris fin dans les écoles de Saint-Benoît", souligne la Mairie dans un communiqué. Ces contrats, non renouvelés, entrainent une réorganisation du travail des agents travaillant dans les établissements scolaires.

Cette réorganisation implique pour eux une certaine polyvalence. Ainsi, agents de surveillance, de restauration ou encore d’entretien doivent faire preuve d’adaptabilité, afin d’assurer au mieux le bon fonctionnement des écoles et la sécurité des enfants. Ces personnes doivent s’occuper de la restauration scolaire, des entretiens des locaux mais aussi de la surveillance des enfants, même pour ceux qui ne sont pas inscrits sur le temps périscolaire.
 
Même si cette réorganisation se fait "dans le respect des droits et obligations du personnel mais également de leurs conditions de travail", comme le souligne la mairie, les écoles comptent bien montrer leur mécontentement. Cette réorganisation n’aurait jamais fait l’objet de concertation. Les agents doivent seulement accepter et subir, sans voir la moindre augmentation de salaire. 
 
En aucun cas, selon la mairie toujours, cette demande de polyvalence et d’adaptabilité des agents entraine une augmentation de leur temps de travail. Mais une chose est sûre: elle bouleverse l’organisation des journées de ces Réunionnais. Comme le souligne le Quotidien de ce mardi: "on demande à une Cantinière qui habite à Saint-André de revenir le mercredi matin pour travailler une demi-heure".
 
Les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) sont également concernés. Cela ne touche pas ceux en charge des petites et moyennes sections, mais les ATSEM s’occupant des grandes sections doivent désormais "encadrer les enfants pendant leur pause méridienne et assurer des missions inscrites dans la charte des ATSEM" comme le révèle la Mairie de Saint-Benoît, sans rentrer d’avantage dans les détails.

Depuis la rentrée, les élus, accompagnés des agents du service santé et sécurité et des responsables administratifs, enchaînent les interventions dans les 26 écoles de Saint-Benoît pour accompagner le personnel dans cette nouvelle réorganisation.


Commentaires (3)
1. Tony le 13/02/2018 11:49
Les maires vont comprendrent quand que l'état n'a plus d'argent pour payer... ?
2. noe le 13/02/2018 16:27
Ouf !
Voilà une commune qui essaient d’employer au mieux ses agents …. Vive la polyvalence !
Trop de laxisme nuit à la bonne marche des écoles !
Trop de contrats aidés nuit à la réputation des roitelets péi !
Les communes ont trop d’employés mal employés …. il suffit de voir comment fonctionnent les bureaux … une bosse , les autres jouent sur leur ordi ou se liment leurs ongles …
3. kosa sa le 17/02/2018 10:38
Il y a 1600 agents. Des emplois fictifs (très bien rémunérés), des sortants de prison, des condamnés par la justice au casier judiciaire pas très vierge, et les gratteurs qualifiés à l'accueil, à la sécurité, au cabinet, dans les bureaux, à la DG, au garage communal qui se baladent et prennent l'air sous les arbres. Ce sont eux qu'il faut mettre au travail au lieu de glander, de blaguer. Mais là, la DRH et la DGS auront des problèmes, c'est plus facile de taper sur les plus petits (agents des écoles) que sur les gros bras, sur ceux qui peuvent vous tuer si vous les empêchez de faire ce qui leur plaît!
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