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Zinfos 974
Et en même temps…

Le 10/08/2018 | Par Bruno Bourgeon | Lu 720

Tandis que M. Benalla assène ses vérités sur TF1, tandis que la France du football gagnait son deuxième Mondial, d’autres événements plus graves secouent la planète : Facebook perd 100 milliards en bourse, la Grèce est en flammes, la Gare Montparnasse est bloquée par un incendie, une vague de chaleur exceptionnelle touche la planète entière, jusqu’à 38°C aux Îles Britanniques, qui pensaient se sortir d’affaire climatique avec le Brexit.

Tout ceci pose la question de la hiérarchisation de l’information, sujet cent fois rebattu. L’information est un produit de consommation qui se vend, se consomme, se digère, et s’expulse dès le lendemain. Plus l’information touche le quotidien, plus le public s’indignera. Et plus l’événement est lointain, moins le consommateur y sera sensible. Ce théorème est aussi applicable pour les questions écologiques.

Par exemple, l’industrie de la bidoche produit plus de CO2 que Shell et Total réunis. Or rien ne bouge car les lobbys sont à l’œuvre, jusqu’au cœur des pouvoirs politiques, comme ce climato-sceptique de Sonny Perdue, aux États-Unis, secrétaire d’état à l’agriculture et notoirement lié à l’industrie agro-alimentaire, ou comme le ministre brésilien de l’agriculture, Blairo Maggi, dont la colossale fortune vient du soja transgénique, nourriture quasi-exclusive du bétail brésilien.

Prenons un autre exemple, le journal d’Anne-Sophie Lapix, sur France 2 le 30 mai dernier. Je vous énumère les sujets : les orages en France, 42 départements en alerte orange ; la hausse du prix du pétrole mettant en péril le transport maritime ; la guerre commerciale entre les États-Unis, l’Europe et la Chine ; les grèves en Grèce pour combattre l’austérité ; les migrants évacués à la Villette et les familles d’accueil ; la réintroduction de l’ours slovène dans les Pyrénées.

Au total, le mot effondrement n’est jamais cité, or il s’agit bien, pour tous les sujets, d’une unification sous ce vocable, auquel on peut aussi rajouter l’emprise : emprise temporaire et illusoire, car, sur l’ensemble des crises : financière, économique, du pétrole, commerciale, migratoire ou climatique, on ne pourra pas revenir en arrière. En effet les flux colossaux d’énergie, d’information, de commercialisation dans le monde entier nous renvoie à la folie productiviste des hommes jamais critiquée, jamais nommée même. Pour reparler des véhicules électriques (VE) dont je vous entretenais il y a peu, avec l’empilement des nouvelles formes d’énergie qui ne se substitueront pas aux précédentes, les VE ne nous apporteront jamais la solution : nous passer du pétrole.

Pire : on envisage sérieusement de revenir au charbon pour fabriquer l’électricité dont l’Humanité aurait besoin pour faire rouler les milliards de VE. Folie !

Dans quatre ans, à la fin du quinquennat macronien, le climat sera encore plus dégradé, l’automne démarrera en juillet (déjà les feuilles tombent au Jardin du Luxembourg, à Paris, et les vendanges commencent début août dans l’Aude), il fera de plus en plus chaud, et les Anglais n’en finiront pas de transpirer.

Mais personne n’en parle : ce n’est pas très grave. Vraiment ?
 
Bruno Bourgeon, président d’AID
http://aid97400.re


Commentaires (8)
1. JORI le 10/08/2018 09:30
Mais si, vous êtes là pour nous en parler à raison d''un article par jour minimum. Vous savez ce produit que vous nommez vous même de consommation que l''on expulse dès le lendemain.
2. Com le 10/08/2018 11:39
... et le chômage qui augmente en France. Et les affaires de l 'Élysée... chut....
Le coup de Com de la Larem et de Macron ont passé sous silence
3. Réunionnaise le 10/08/2018 17:30
Désolée mais moi je vois encore plus grave, je dirai LE PLUS GRAVE.

Recherchez un peu ce qui va se passer pour vos enfants dès la rentrée en maternelle, et regardez un peu de quelle façon la loi sur le consentement a été remaniée. Plus de minimum d'âge pour les relations sexuelles entre enfant et adulte.

Hé oui, c'est ça le plus grave. On y va, et droit dans le mur.

Dormez tranquille, tout va bien.

https://www.youtube.com/watch?v=k8lXqqj2cxk
4. Samem le 11/08/2018 11:23
Mettre encor la pas asser.vivre macron vivre orphee vivre l autre repris de justice de st denis....
5. Et vive ton momon le 11/08/2018 20:59
Ne pas dire n importe quoi post 4.
6. Samem le 11/08/2018 21:33
C quoi le n importe quoi..
7. margouillat974 le 13/08/2018 16:10
C'est triste de lire si peu de commentaire sur des sujets qui nous concernent tous.
"Chacun dans son coin", le" diviser pour mieux régner", le" chacun pour soi" et l" après moi le déluge" : quel monde laisserons nous à nos enfants ?
Restons bien groupés, ébahis par le discours B.H.L., pour ne pas mourir socialement en n'acceptant plus la " Pensée Unique", même si celle-ci nous conduit à la mort civile.
Globalisons, étouffons, uniformisons, détruisons ; l'heure est au nouvel ordre mondial où seul les " élites" choisissent leurs mode de vie.
Devenons leurs esclaves dans la joie et l’allégresse, puisque nous, le Peuple, n'agissons ni ne contestons les décisions prises par les dirigeants que nous nous sommes " choisis"
8. A mon avis le 14/08/2018 17:14
L'humanité va à sa perte, les scientifiques en ont conscience, et démontrent la réalité des dégradation du climat, mais l'avenir est tellement inquiétant que chacun préfère occulter ces menaces, d'autant plus facilement que ça concerne surtout les générations futures.
"Après moi le déluge"
"carpe diem..."
tels sont les mots d'ordre des "élites" politico-financères" qui gouvernent le monde.

Alors q'une action internationale concertée et urgente et efficace est indispensable, on constate au contraire un repli sur soi, une recrudescence des nationalismes et des conflits que cela entraîne ou entraînera !
La crise des réfugiés n'en est qu'à ses débuts ! Le réchauffement climatique va induire de nouveaux conflits (pour l'accès à l'eau notamment), donc de nouvelles migrations, etc ...

Et avec ça on dit "faites des enfants" c'est bon pour l'économie !...
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