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Zinfos 974
Grand Débat: Les discours de Didier Robert et Cyrille Melchior

Le 02/02/2019 | Par Zinfos 974 | Lu 2163

Les maires et collectivités ultramarins ont échangé pendant plus de sept heures avec le Président de la République. 

Retour sur les discours du Président de Région et Président du Département lors de cette rencontre avec Emmanuel Macron:

Didier Robert: 

"Monsieur le Président de la République, Madame et Messieurs les Ministres, mes chers collègues.

Je voudrais d’abord, si vous le permettez Monsieur le Président, vous remercier pour votre invitation et vous dire que je suis heureux de pouvoir, pendant quelques minutes apporter des éléments d’éclairage sur ce qui s’est passé à La Réunion, et sur ce que nous devons peut-être de manière urgente, engager ensemble.

Je voudrais également saluer le courage et l’engagement de La Ministre des outre mer présente à La Réunion au mois de novembre, et qui a été exemplaire dans son attitude. Elle a permis incontestablement, de renouer le dialogue. J’associe à ces salutations et ces remerciements, tout le travail qui aura été fait sous la responsabilité du Préfet Amaury de Saint Quentin, et par l’ensemble des services de l’Etat.

Ce soir, je ne vais pas vous parler Monsieur le Président, des difficultés que nous avons et pourrons avoir dans quelques jours, pour construire le budget de la région. Je ne veux pas non plus, m’étendre sur tout ce que nous avons mis en oeuvre ces dernières années, pour que la Réunion enregistre un taux de croissance de plus de 3% sur les 3 ou 4 derniers exercices, avec certes une diminution du chômage. Je ne m’étendrai pas non plus, sur l’accompagnement des entreprises, ou sur notre ouverture sur l’Océan indien. Ce n’est pas de tout cela dont je veux vous entretenir.

La question de la cherté de la vie qui a été évoquée par un certain nombre de nos collègues est au centre de nos préoccupations aujourd’hui. Je voudrais vous en parler sur le plan tout simplement humain. Sur le plan des hommes et des femmes, des Réunionnaises et des Réunionnais qui aujourd'hui souffrent réellement:

Lorsque que l’on arrive au quinzième jour du mois, ils ouvrent leur frigidaire et se rendent compte qu’il n’y a plus rien et qu’ils n’ont pas les moyens de pouvoir tenir dignement jusqu’à la fin du mois. Lorsqu’ils envoient leurs enfants à l’école, ils se posent la question de savoir comment le faire la aussi, avec dignité.

Cela vaut pour les plus fragiles. Cela vaut pour les plus pauvres. Cela vaut aussi pour tous ceux de la classe moyenne. Tous ceux qui portent, Monsieur le Président de la République, une vraie souffrance.

Ces Réunionnais se sont exprimés avec colère, pour certains d’entre eux. Dans le silence pour d’autres. Mais cette majorité de Réunionnais mérite qu’on les écoute. Qu’on leur réponde et que les réponses qu’on leur apporte ne soient pas que des réponses techniques. Je veux vous parler d’humanité. Les réponses doivent être des réponses politiques!

La fracture sociale qui est vraie ici en Métropole, est vraie aussi à La Réunion. Cela de manière encore plus criante…

La Fracture territoriale qui existe entre Paris et les provinces est encore plus vraie et plus forte lorsque l’on se retrouve à plus de 10000 km.

Lorsque l’on doit faire face à ces difficultés aujourd’hui, il faut à mon point de vue, accepter de se dire que nous ne sommes pas responsables de tout. Incontestablement la départementalisation, il y a 30 ans, 40 ans, 70 ans, aura finalement permis à certains d’aller vite, à certains de gagner beaucoup et à d’autres de n’avoir que pour seules perspectives la souffrance et la difficulté.

Il faut que l’on arrête cette société d’inégalité que nous avons tous participé à construire. Il faut accepter de la changer en toute humanité. Il faut renverser la table Monsieur le Président de la République ! Il faut accepter de renverser les choses...

Sur la question des prix, il y a tout ce que l’Etat a fait, comme la TVA qui est déjà moins importante en Outre-mer qu’en Métropole. Il y a aussi le fait qu’à la Région, nous avons accepté le gel de la taxe sur les carburants dès le 1er janvier de cette année. Nous avons ouvert le chantier de l’octroi de mer pour pouvoir faire changer dans le bon sens, l’évolution de cet octroi de mer pour qu’il profite directement aux Réunionnais. Nous allons ouvrir le débat avec l’Europe sur ce que l’on appelle le surcout fret. Nous allons voir la aussi, comment nous pouvons diminuer le prix des produits pour les Réunionnais. Il s’agit là de l’effort publique ! mais que fait t-on de l‘effort des entreprises? Que fait-on de l’effort qui doit être celui de ceux qui sont à la tête des monopoles ou d’oligopoles?

Ils pratiquent une opacité des prix et participent aujourd’hui à cette lente destruction du "bien vivre ensemble" réunionnais. Je ne peux pas l’accepter Monsieur le Président !

Vous représentez l’Etat qui doit être un régulateur. Vous devez accepter d’encadrer les prix comme vous l’avez fait sur les carburants.

Il y a un autre aspect qu’il faut pendre en considération, (et je ne doute pas un instant de votre sincérité et de votre volonté de construire avec les outre mer): Vous avez à faire face à des lobbys administratifs et privés. Pour ma part, j’ai essayé de faire face il a quelques années, au monopole de la SRPP (Il s’agit de la structure qui importe stocke et distribue les carburants). Cela a été un combat que j’ai perdu...

J’ai écouté hier soir Madame la Ministre, qui au moment de ses vœux, a parlé de l’Outre mer 5.0. Elle a évoqué le zéro déchet. Il s’agit là d’une belle perspective et d’un bel élan d’une vision d’avenir sur la politique des déchets. Là aussi, vous avez à faire face à des lobbys publiques et privés. "Ils" vont vous expliquer que les incinérateurs customisés nouvelle version, même s’ils datent d’hier, sont mieux pour demain!

Je voudrais vraiment Monsieur le Président, en toute sincérité et toute humanité, que vous entendiez ces Réunionnais qui souffrent et qui ont du mal à avancer aujourd’hui. Vous avez des éléments de réponses. De notre coté, nous ferons tout ce que nous pourrons faire sur notre territoire. Nous allons avec les élus et les maires, tout mettre en oeuvre pour aller de l’avant.

 Je ne pourrai rien faire, je ne pourrai pas aller plus loin, si vous n’êtes pas à nos côtés.

Merci Monsieur le Président de la République."


Cyrille Melchior: 
 
"Monsieur le Président de la République,

La Réunion a connu le plus puissant mouvement des Gilets Jaunes des Outre-mer et sans doute même de tous les départements français puisqu’elle a été totalement paralysée par le blocage du port, de l’aéroport et des routes pendant un peu plus de deux semaines. Les entreprises ont subi entre 600 et 700 millions d’euros de pertes selon la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Ile et la population en a souffert dans sa vie quotidienne.

Les Outre-mer sont, hélas, accoutumés à ces troubles sociaux dont les origines remontent souvent à loin. Si on prend le cas de La Réunion, le chômage est deux fois et demie plus répandu qu’en France hexagonale. Le coût de la vie y est aussi plus élevé alors qu’en même temps les revenus y sont plus bas.

42% de la population, soit trois fois plus qu’au plan national, vivent sous le seuil de pauvreté. Rien d’étonnant, dans ces conditions, que la situation sociale y soit très instable et susceptible de dégénérer à tout moment.

A ces raisons de fond s’ajoute une cause conjoncturelle. Plus grosse utilisatrice de contrats aidés en Outre-mer, La Réunion a subi de plein fouet la diminution de ceux-ci. D’un trait de plume, nous avons perdu l’équivalent de trois ans de créations nettes d’emplois par notre économie, ce qui a fait bondir le nombre de chômeurs de 2,2% l’an dernier.

La situation sociale, grave et instable, de La Réunion ne peut plus durer et appelle, nous semble-t-il, deux types de réponses.

Le premier consiste à répondre aux urgences. C’est ce que vous avez fait par les mesures sociales annoncées récemment par le Gouvernement. C’est aussi le sens des dispositions rappelées par Mme Annick Girardin, Ministre des Outre-mer, au cours de son dernier séjour à La Réunion. C’est enfin ce que nous faisons quotidiennement au Département, par notre politique sociale conformément aux compétences qui nous sont dévolues par la loi.

Cependant, tandis que notre situation sociale est « hors-normes », comme le dit l’INSEE, en raison de sa gravité, le Département est freiné et même paralysé, dans son action, par le poids financier du RSA. La non -compensation par l’Etat de la totalité des sommes que nous y engageons en son nom met à mal nos ressources, amputées ainsi et indûment de plusieurs centaines de millions d’euros. C’est pourquoi nous appelons de nos vœux la reprise en gestion directe par l’Etat de cette prestation qui relève de lui. Une fois cela fait, nous aurons plus de marge pour agir encore plus et mieux vis-à-vis de nos concitoyens et  contribuer ainsi à maintenir la paix sociale dans l’île.

Monsieur Le président, soyons ambitieux, soyons innovant, favorisons le retour à l’emploi en lançant une expérimentation qui doit permettre aux personnes en reconversion ou en reprise d’activité professionnelle de ne pas subir sur certains métiers spécifiques des suppressions brutales des droits au RSA.

Il est de notre devoir Monsieur Le Président de poser des bases nouvelles du travail dans notre territoire car le travail est la première des dignités.

Le second type de réponse est à plus long terme mais doit être mise en œuvre sans attendre. En effet, relever les défis de l’urgence ne suffit pas. Il faut tirer les leçons des crises sociales à répétition dans les Outre-mer. Pour éviter qu’elles ne reviennent périodiquement, il conviendrait de réfléchir au modèle de développement qui est le nôtre. Bâti autour des crédits publics, il a donné de bons résultats, mais il est vulnérable. Il n’a pas résolu les problèmes de fond et montre ses limites. Il n’arrive pas à intégrer l’ensemble de la population, sauf par l’assistance, ainsi qu’en témoigne, répétons-le, ce chiffre terrible de 42% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté dans le plus important des départements d’outre-mer.

Il nous faut donc changer de paradigme pour passer d’une économie sous perfusion à un nouveau modèle plus productif. Cela ne veut pas dire le renoncement à la solidarité nationale et européenne, liée à notre qualité de français, mais la mise en œuvre d’un développement plus endogène, à partir de ce que sont les Outre-mer. Il s’agit de passer du prêt-à-porter économique et social dupliqué à partir de la Métropole, à du sur-mesure en dotant chacun des Outre-mer d’un projet prenant en compte les spécificités de son territoire et la culture de sa population.

Ce nouveau modèle, Monsieur Le Président, élaborons-le ensemble, Etat et collectivités, et mettons-le en œuvre ensemble, par la contractualisation. Tout le monde y gagnera.

Cela sera bénéfique pour les Outre-mer qui pourront participer à la création nationale de richesses et répondre aux besoins de leurs populations.

Cela sera bénéfique pour l’ensemble de la Nation dont les Outre-mer constituent des atouts. Grâce aux Outre-mer, la France dispose déjà du 2e empire maritime du monde, de l’essentiel de la biodiversité de l’Europe, de ressources minières, agricoles et des considérables richesses de la mer. Devenus paisibles et prospères, les Outre-mer peuvent constituer une "nouvelle frontière" pour notre pays dans la mondialisation.

Monsieur Le Président de la République, venus du passé colonial, les Outre-mer sont la chance de la France de demain, de l’"archipel France", ainsi que vous l’avez qualifiée. Ils doivent être aussi, par leur développement, la fierté de leurs populations.

Si vous impulsez, Monsieur Le Président de la République, cette nouvelle approche pour les Outre-mer, vous ouvrirez une page nouvelle de leur histoire.
Nous vous remercions pour votre attention." 


Commentaires (11)
1. parlamer le 02/02/2019 12:49
le bureau des pleurs est ouvert
avec notre nouveau dictateur, on va se faire bouffer, comme avec benn alah
ceux qui ont des enfants , apprennez leur l'anglais, car l' australie, ou l'amerique risque d'etre plus vivable
2. klod le 02/02/2019 13:30
"Il s’agit de passer du prêt-à-porter économique et social dupliqué à partir de la Métropole, à du sur-mesure en dotant chacun des Outre-mer d’un projet prenant en compte les spécificités de son territoire et la culture de sa population"


certes , certes, et l'amendement vira 1er ????????????? un contresens de la "prise en compte de NOS spécificités " !
3. GIRONDIN le 02/02/2019 15:33
........ des Réunionnaises et des Réunionnais qui aujourd'hui souffrent réellement.....

😁

Et mi la mette en place les moyens pour enleve zot souffrance : mi la mette 175 000 000 et 34 000 000 et 6 000 000 pour batkaré et 8 000 000 de pop Toussala pour zot oubli la souffrance ....... 😂🤣😅




......Je voudrais également saluer le courage et l’engagement de La Ministre des outre mer........ .... J’associe à ces salutations et ces remerciements, tout le travail qui aura été fait sous la responsabilité du Préfet Amaury de Saint Quentin........
Bababa, sans honte !!! !



...... De notre coté, nous ferons tout ce que nous pourrons faire sur notre territoire......

WEX et mi va faire ce que mi va faire INCONTESTABLEMENT et INÉVITABLEMENT!!!!!

Et sinon c'est quand:
- i crée la fondation '' 'raleça goûtça '' '' avec notre pognon de dingue ??????
- Et c'est quand que les prix i alignent avec la franccccccce ?
4. gaston le 02/02/2019 16:54
Et le maire salazie lui représentant des maires de la réunion quoi y dit , toutes les bons pour lui , il n 'y a aucun problème , faudrait regarde un coup côté touriste sa gestion s 'il privilège pas sa famille et ces amis a l 'embauchent .
5. Marre des élu le 02/02/2019 18:32
Didier Robert bokou de réunionnais (sauf les journalistes de zinfo974) atent votre démission, vous ainsi ke tous les élu voleur menteur manipulateurs , Macron démission Robert démission band d incapable démission démission démission
6. klod le 02/02/2019 19:42
je plussoie à 400% au post 3 !!!!!!!!!!!!

wiktionnaire : "Ayant gagné en popularité au début du XXIe siècle grâce à internet, ce terme vient de l’habitude, sur les forums en réseau, d’écrire « +1 » pour dire « j’ajoute ma voix, je suis d’accord » ou « je souscris à vos propos ».

plussoyer \ intransitif ou transitif 1er groupe (conjugaison)
1.(Néologisme) Donner ou signaler son accord ; abonder dans le sens de quelqu’un ; souscrire à ses propos. Mais au final il avait raison et 90% de la team plussoyait. "

7. Anonyme le 02/02/2019 23:23
Monsieur.le Président il fallait aussi dire dans votre discours tous les contractuels de la Région qui ont été au chômage au mois D''''''''''''''''août .
8. alexandra le 03/02/2019 14:58
le président de Région découvre les inégalités : mieux vaut tard que jamais!
effectivement, il faut tout mettre à plat et tout revoir
comme disait feu Paul vergès, la départementalisation a atteint ses limites et il faut un nouveau modèle de développement
allon met la min ensam!
9. Didier le 03/02/2019 19:44
Bla-bla à l'Elysée et bla-bla à La Réunion.

Tous ces serviteurs des monopole capitalistes nous déclarent aujourd'hui qu'il faut les mettre au pas !

Plus c'est gros et mieux ça passe, c'est cela ?

Qui parmi eux va s'en prendre aux Caillé, Hayot, Ravate, GTOI, Carrefour, Score, aux banques, à Total, à Engen et cie ? Aucun bien sûr !

Et pourtant c'est en prenant sur les profits du patronat, à commencer par le plus grand, qu'on aurait les moyens d'augmenter les salaires, d'embaucher et de trouver de l'argent pour financer les services publics ! Mais ce ne sont pas ces serviteurs zélés du grand capital qui le feront à notre place.
10. J. Fred grds bois le 03/02/2019 20:15
Une question à michel fontaine et serge hoarau de petite ile
Ou travaille gèrard govindamal ?tout en sachant très bien que j'ai la rèponse.
11. Gérard Jeanneau le 04/02/2019 14:10
Et Didier Robert de continuer son discours


Monsieur le président de la République,

Oui, entendez ces Réunionnais qui souffrent et qui ont du mal à avancer aujourd’hui. Et pour vous guider, je vous présente ma quote-part au grand débat que vous avez lancé.


Les hauts fonctionnaires préparent lois et décrets et ils se sont aménagé un haut salaire, tout logiquement. Ce sont les seigneurs de notre pauvre république. Il faut aligner leur salaire sur celui du professeur de médecine qui perçoît en fin de carrière 6000 euros par mois et qui est seul à l'ouvrage quand il soigne. Les seigneurs de notre temps ont de l'aide : de bons fonctionnaires sont avec eux à l'ouvrage.

Il nous faut moins de parlementaires : diminution de 50%, c'est bien suffisant. Ils doivent être élus au suffrage universel direct dans chaque département et non dans une circonscription. Le parlementaire est élu pour la France et non pour le service de son petit coin douillet. Inutile de l'avoir près de sa porte : avec les moyens de communications actuelles, on peut le joindre d'un petit clic de souris où qu'il soit.

Il nous faut moins d'élus au conseil départemental et au conseil régional.

Fin de carrière pour les grands électeurs : les petits électeurs sont devenus grands !

Il y a trop de fonctionnaires comme parlementaires. Un congé pour campagne électoral et ils se mettent en campagne pour leur élection sans coup férir. L'agriculteur, quant à lui, ne peut poser sa candidature, ses vaches beugleraient à qui mieux mieux et ses moutons bêleraient de même. Il lui faut une aide financière et humaine, le temps de la campagne électorale. Les candidatures sénatoriales devraient être exclusivement réservées aux agriculteurs et à d'autres du secteur privé : trop de fonctionnaires tue la démocratie.

Le parlementaire et le président de Région ne doivent percevoir qu'une seule rétribution qui ne doit pas dépasser les 6000 euros du professeur de médecine. Il faut cesser d'être des pilleurs d'Etat.

L'adjoint d'une Région ou d'un Département ne doit avoir qu'une seule indemnité correspondant à la rétribution de l'agrégé du secondaire.

Le cumul des indemnités est à bannir à tout jamais. On ne se lance pas en politique pour glaner indemnité sur indemnité. Cette voracité n'est plus de saison.

Alors et alors seulement, on aura une meilleure répartition de la manne de l'Etat qui doit permettre de recruter policiers, gendarmes, infirmières et de mieux les rétribuer; on aura des emplois aidés à volonté et les petites communes devraient sortir de leur détresse.
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