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La question de la justice sociale au centre du débat politique

Le 08/01/2019 | Par Reynolds MICHEL | Lu 668

Le grand mérite du mouvement des « gilets jaunes » est de remettre au centre du jeu politique, la question de la justice sociale et la question de la démocratie participative et citoyenne.  Un certain nombre d’observateurs ont très vite remarqué, qu’à travers la révolte contre les taxes sur le carburant et un pouvoir d’achat qui s’effrite, les  « gilets jaunes » replacent la question sociale, particulièrement la question des inégalités, au centre de l’actualité  politique. Quant à  la question politique, notamment celle qui rend aux citoyens le pouvoir d’exercer des choix plus fréquents qu’entre deux scrutins, elle s’est posée plus tardivement. Nous souhaitons  dans le cadre de ce texte faire porter notre réflexion exclusivement sur la question des inégalités de nos sociétés riches, perçue avec raison comme profondément injuste, tout en mettant à mal la cohésion sociale. Bref, une situation explosive qui ne peut rester en l’état.

La montée inquiétante des inégalités

Le constat est implacable : dans toutes les régions du monde, les inégalités entre les riches et les pauvres au sein de chaque pays ont considérablement augmenté depuis 1980. Certes, si les inégalités de revenus se sont fortement creusées dans les dernières décennies ‒ avec des écarts de rémunération de 1 à 1000 dans certaines multinationales ‒ les inégalités du patrimoine ont, pour leur part, véritablement explosé non seulement au niveau  international, mais également au niveau national. Ces inégalités entraînent à leur tour d’autres inégalités dans divers domaines, tels que : la santé, l’éducation, l’emploi, l’énergie, le logement, le transport… Bref, des effets dommageables sur la qualité de vie et des liens sociaux des plus modestes.

La France hexagonale ne fait pas exception à la règle. Les inégalités se sont accrues depuis le début des années 2000, une évolution en rupture avec une tendance à la réduction des écarts depuis les années 1960, selon l’Observatoire des inégalités (Rapport 2016). En 2013, les 10% les plus pauvres ont ainsi perçu 2,9% du revenu global disponible des ménages, quand les 10% les plus riches en percevaient 27,3%.  « Aujourd’hui, écrit Laurent Berger, 50% du patrimoine est détenu par 10% des Français » (Libération, 13/12/2018). Il faudrait aujourd’hui 166 années à un ouvrier pour rattraper le niveau de vie d’un cadre supérieur, contre 36 en 1975 (Elise Barthet, Le Monde du 17 novembre 2018).  

En 2016, le revenu médian en France, comme celui des 30% les plus modestes, n’avait toujours pas retrouvé son niveau d’avant la crise de 2008. Entre 2007 et 2010, le taux de grande pauvreté des enfants de moins de 6 ans a augmenté de 40 % en France[1]. L’Hexagone compte aujourd’hui  près de neuf millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, soit un million de plus qu’en 2008. Les inégalités de revenus et du patrimoine sont encore plus marquées à La Réunion, avec des revenus particulièrement faibles pour les plus modestes[2]. Avec 40 % des jeunes de moins de vingt-cinq ans demandeurs d’emploi et plus de 40 % des habitants qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, La Réunion est considérée avec raison comme le territoire le plus inégalitaire de la République » (Cf. Annick Giradin, ministre des Outre-Mer, In Linfo.re, 21/11/2018).  Nous vivons une crise de la redistribution des richesses.

La démocratie fragilisée

Derrière ces chiffres, il y a des hommes et des femmes qui souffrent, qui se sentent écrasés, méprisés, humiliés par un système économique et politique qui ne leur offre aucune prise sur les décisions qui les concernent, bref, de ne compter pour rien.  Un système où, de surcroît, le travail n’aide même plus à vivre dignement. « Aujourd’hui, 19% des bénéficiaires du smic sont sous le seuil de pauvreté », déclare l’économiste Gilberte Cette (le Monde, 19/12/2018). Une situation de souffrance et d’humiliation  qui porte  atteinte à la cohésion sociale et fragilise la démocratie. C’est sur ce terreau qu’est né le mouvement des « gilets jaunes » et il est l’expression d’une souffrance et d’une colère légitimes devant cette explosion des inégalités aux effets dévastateurs.

Pour l’Observateur des inégalités, « les cinq années qui viennent seront décisives. Le défi qui s’ouvre pour le Président de la République est clair : va-t-il recoller les morceaux entre ceux qui sont à la peine et ceux qui profitent, ou va-t-il laisser faire ? La crise que traverse la France hexagonale et les Outre Mer est une crise du lien social issue d’une montée des inégalités. La question est donc comment  réduire toutes ces inégalités qui déchirent le tissu social. L’équilibre de nos sociétés – hexagone et Outre Mer – exige la correction des écarts disproportionnés des inégalités (socioéconomiques et autres) qui distendent le tissu social. « Sans resserrements des inégalités, nous crèverons tous », déclare le philosophe Dominique Bourg. C’est la question de la justice sociale dans sa globalité qui est posée.

Une vision ultra libérale

Tout en reconnaissant que « nombre de nos concitoyens ne se sentent pas considérés, respectés », le président de la République, lors de ses « Vœux aux Français » du 31 décembre 2018, a réaffirmé avec force et détermination qu’il ne changera pas de cap et de credo. Comme seules les entreprises créent de la richesse, il faut continuer à réformer, non seulement pour ne pas nuire à leur compétitivité mais pour augmenter leur capacité de financement, telle est la ligne économico-politique que le président Macron entend poursuivre. Il est donc hors de question pour le gouvernement de revenir sur les cadeaux fiscaux faits aux plus aisés (transformation de l’ISF en IFI et l’introduction d’un prélèvement forfaitaire unique à 30%)[3]. Autrement dit, pour le pouvoir politique actuel, la question de la réduction des inégalités scandaleuses entre les Français ne se pose pas.  La question de la justice sociale n’est pas son affaire. Mieux, en refusant de revenir sur la désindexation des pensions de retraite de l’inflation, le pouvoir exécutif  semble légitimer les inégalités qui détruisent le tissu social. Le « faire plus pour ceux qui ont moins » n’est pas au rendez-vous. La demande d’un « tournant social » par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, n’est pas entendue.

Tout en disant que  « notre projet est celui de la société du travail » (programme LREM sur le travail et l’emploi) ou que « le meilleur pouvoir d’achat c’est le salaire », le Président,  par son refus de donner un coup de pouce en faveur du Smic et des bas salaires, préfère puiser dans l’argent public (prime d’activité de 100 euros) que mettre le patronat à contribution. C’est cette logique exclusivement économique et financière du développement qu’une majorité de Français et de Françaises semblent aujourd’hui rejeter. Or, en mettant le capital humain au centre ‒ une économie au service de l’homme et non l’inverse ‒ il est possible, pour des raisons économiques et éthiques, de faire autrement[4]. Comme le consensus semble être impossible entre ces deux lignes économiques, ne convient-il pas, pour sortir de cette crise des « gilets jaunes », d’organiser sur cette question un Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) ?

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[1] GIRAUD Gaël, La finance est-elle éthique ?, Conférence de carême à Notre-Dame de Paris, 11 mars 2012
[2] INSEE/réunion, Niveaux de vie et pauvreté en 2014, n° 27, 29/09/2017.
[3] ROBERT Philippine, La preuve en chiffres que Macron est bien le président des riches, Capital.fr, 24/07/2018
[4] Cf. GIRAUD Gaël, économiste, et RENOUARD Cécile, philosophe,  In Le facteur 12. Pourquoi il faut plafonner les revenus,  Carnets Nord/éditions Montparnasse, 2012. Les deux auteurs montrent qu’il est possible et souhaitable de réduire fortement les écarts de revenus, aujourd’hui abyssaux, de sorte qu’ils ne dépassent pas une fourchette allant de 1 à 12. Pour nos auteurs, il est grand temps de relever sensiblement les salaires les plus faibles et amputer largement les hauts revenus qui « capturent et stérilisent l’épargne ».


Commentaires (21)
1. Saucrates le 08/01/2019 19:11
Bonjour M. Michel. Votre analyse est intéressante et pertinente. Les disparités de revenu et de richesse ont bien explosé depuis les années 1980. On est aussi passé d'une époque où en France, voire même aux Etats-Unis, les taux d'imposition sur les revenus sur les très hauts revenus étaient très élevés, proche de 70% si je ne me trompe pas. Aujourd'hui, des gouvernements successifs ont autorisé les explosions des revenus. Et ceux qui en bénéficient, ce sont les très très hauts revenus, essentiellement, même si les cadres supérieurs en profitent aussi, évidemment.

Là où je ne vous suis pas totalement, c'est sur votre analyse de la politique de Macron et de LRM. Ces gens là ne sont pas contre selon moi les disparités de revenu ou de richesse. Leurs réformes n'avantagent que les très hauts revenus, pas les classes moyennes. Je pense même que ce gouvernement, comme les précédents socialistes, ont pour seul objectif d'appauvrir les classes moyennes qui osent pouvoir prétendre à vivre bien.

Ainsi, j'étais certain dès l'origine que la réforme de la taxe d'habitation n'irait pas à son terme. Je n'ose imaginer les montants que cette taxe attendra lorsque quelques pourcents seulement des contribuables devront la régler. Un moyen de réduire, d'appauvrir les classes moyennes ? A-t-on idée de ce que représente les 20% les plus riches des ménages français ? Contrairement aux idées reçues, on ne parle pas de ménages avec des revenus de plusieurs millions d'euros, ou des dizaines de milliers d'euros par mois. Je pense au contraire qu'un certain nombre doivent porter un gilet jaune, en France.

Je ne crois donc pas à un débat ou à un référendum sur la fiscalité. Il faut un changement de politique fiscale, qui comme aux Etats-Unis, interdisent (enlèvent tout intérêt) aux délocalisations des riches contribuables, suppriment les possibilités de défiscalisation/d'optimisation fiscale des riches contribuables (ou des autres) ... Aujourd'hui, Macron ne va mettre en œuvre que ce qui l'intéresse pour pressurer encore plus les classes moyennes, prendre aux petits, toujours plus.

Saucrates
https://saucrates.blog4ever.com
2. JORI le 08/01/2019 19:38
C''est quoi un "coup de pouce" au smic et qu''est un "bas salaire" ?. Selon les partis politiques la réponse n''est déjà pas la même. On nous dit que plus de 40% de la population d''ici vit sous le seuil de pauvreté, mais la hight tech est reine!!.
3. JORI le 08/01/2019 19:46
Juste une petite question: vu que les français sont en train de manifestés pour dire qu''ils sont pauvres, voire très pauvres, qui financent nos entreprises ?. En admettant qu''etrangers et chefs de pme ou tpe trop taxés partent, comment fait on ?.
4. MICHOU le 08/01/2019 20:58
Que les riches fiche t le camp, peut importe mais qu'' ils paient la # sur les impots qu''ils auraient payes. Arrêtons de dire que e sont les impots qui paient les prestations les impôts paient tout: la solidarité nécessaire envers les plus faibles
5. MICHOU le 08/01/2019 21:03
La solidarité imposée envers les nantis,les 35%,les cadeaux fiscaux,les niches,la pub qu''''''''on paie deux fois.... A t on entendu qqn réclamer la vente du parfum au litre? Le seul de pauvreté est estime à 900e et qq mais le rsa ou les retraites sont -
6. A mon avis le 09/01/2019 00:01
"organiser sur cette question un Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) ? "


Et la question serait :
"Souhaitez vous une économie au service de l’homme "

Résultat 99% de "oui"
Et après ?...

Le RIC n'est qu'un leurre, un hochet agité par les populistes !
7. Modeste le 09/01/2019 07:32
à 4.Posté par MICHOU le 08/01/2019 20:58 (depuis mobile)

vous dites...."Que les riches fiche t le camp, peut importe "..... ah oui , et après c'est vous qui allez faire bosser ceux au chômage..... car "les riches" iront s'installer dans les pays où la main d’œuvre et la fiscalité sont bien plus intéressantes, avec moins de râleurs, car là aussi c'est connu la France reste le pays où il y a le plus de grèves , de contestataires..... et sans compter qu'elle est super endettée à presque 100% du PIB, mais de cela on s'en fout..!.on en veut plus, toujours plus sans rien faire pour beaucoup !
sur qu'il faut revoir le système, déjà diminuer toutes ces aides distribuées à tort et à travers , revoir les modalités d'indemnités chômage et allocations de toutes sortes......!
8. Zarin le 09/01/2019 12:17
« Sans-culottes » et gilets jaunes

« Sans-culottes » est le nom donné, au début de la Révolution française de 1789, par mépris, aux manifestants populaires qui portent des pantalons à rayures et non des culottes, symbole vestimentaire de l'aristocratie d'Ancien Régime...

Wikipédia
9. Jean Le Monstre le 09/01/2019 13:31
2 - 3 JORI

Alors Jori, toujours aussi con ?
Je te souhaite une année pleine de découvertes (si tu lis !).
10. A mon avis le 09/01/2019 14:01
@ 4.Posté par MICHOU
@ 7.Posté par Modeste

Et c'est quoi UN RICHE ?

11. JORI le 09/01/2019 18:40
9. Jean le monstre. Oui toujours. Mais à côté de vous c'est rien. Bonne année et surtout n'essayez pas d'ouvrir un livre, un média ou autre, ce n'est pas de votre niveau.
12. République le 10/01/2019 09:37
La question sociale est au cœur du débat politique, mais elle doit être replacée dès maintenant, et complètement, au cœur de toute la politique, si l’on veut vraiment être efficace et non pas coller aux seules tactiques des uns et des autres et surtout des partis et mouvements du vieux monde politique. Le débat doit être complet, c’est-à-dire porter sur les buts, les moyens à réunir et l’évaluation du travail des élus – et donc, pour être aujourd’hui dans le coup, sur l’indispensable participation des citoyens (après tirage au sort, et renouvellement sur des courtes périodes des acteurs participant aux évaluations). Et c’est dans ce cadre-là que doivent être définis et expliqués les RIC. Si l’on veut vraiment, non pas installer une démocratie directe, ce qui est impossible, l’Histoire nous l’apprend, mais donner une nouvelle forme et de nouvelles pratiques dans la démocratie représentative.
13. Jean Le Monstre le 10/01/2019 14:11
Justice sociale ?
Voilà ce que dit Médiapart :


PROFITS
Les premiers de cordée du CAC 40 enfilent leur gilet en or

57,4 milliards d’euros ont été dépensés en dividendes et rachats d’actions, l’année dernière, par les 40 plus grandes sociétés cotées en Bourse en France, établissant un nouveau record absolu. Les salariés et l’investissement sont les grands perdants de ces choix financiers.
14. Jean Le Monstre le 10/01/2019 14:19
Je rectifie, non pas Médiapart mais l'Humanité.

Voici ce que dit maintenant Médiapart :

En 2018, les groupes du CAC 40 ont versé 57,8 milliards d’euros à leurs actionnaires, soit la moitié de leurs profits. Ces sommes ne se retrouvent pas dans le financement de l’économie, malgré ce qu’avait assuré le gouvernement lors de sa réforme sur le capital. La théorie du ruissellement disait pourtant le contraire.
15. Réunionnaise le 10/01/2019 14:20
Le seuil de pauvreté selon les indicateurs économiques est de 950 €/mois. C'est dire. Les peuples ne veulent plus être les dindons des banquiers et ne veulent plus laisser leur vie aux mains des politiques corrompus. C'est net.
16. A mon avis le 10/01/2019 19:40
@ 14.Posté par Jean Le Monstre

Alors, comment expliquez vous que les gilets jaunes ne s'en prennent qu'au gouvernement et aux élus ?

Comment se fait-il qu'aucune revendication de salaire ne soit faite dans les entreprises ? En toute logique, ce sont aussi les patrons qui détiennent le pouvoir d'augmenter les salaires.
Ce n'est pas qu'une question de niveau du SMIC, ou du salaire des infirmières, ou le l'employé territorial ?
17. JORI le 10/01/2019 22:18
13/14. Jean le monstre. C''est bien ce que je vous disais, n''ouvrez pas de médias puisque vous avez du mal à relater qui écrit quoi !!. L''humanité, une référence d''objectivité, mdr. Si vous lisez la presse nord coréenne, tout va bien aussi chez eux.
18. JORI le 10/01/2019 22:23
15. Reunionnaise. Rassurez moi, les personnes qui sont au seuil de pauvreté, ne paient pas d'impôts?. Ce sont ou des allocataires de prestations sociales ou des détenteurs de faible retraite. La question serait: pourquoi cette situation ?.
19. Jean Le Monstre le 11/01/2019 16:55
16.Posté par A mon avis

Je ne vois pas le rapport entre vos questions et mes citations.
Je vous conseille de vous renseigner sur le capitalisme libéral et vous aurez toutes les réponses.
20. A mon avis le 11/01/2019 23:47
@ 19.Posté par Jean Le Monstre :
Les entreprises du CAC 40 font d'énormes bénéfices redistribués principalement aux actionnaires : c'est donc la preuve que les entre^prises ne se portent pas si mal qu'on veut bien le dire en France. Et le "ruissellement" ne se fait pas, comme vous le constatez !
Alors, je trouve étonnant que les revendications des gilets jaunes ne se portent pas aussi en direction des entreprises et du patronat, pour réclamer des revalorisations de salaires dans le privé, et pas seulement dans le public.
En toute logique, les revendications des ronds points devraient être relayées ou complétées par des grèves dans les entreprises !
21. klod le 14/01/2019 19:18
certains pleurent sur "l'utilisation de nos impots" .............. et ils ont raison



mais les memes applaudissent aux millions pour bat karé pour le plaisir annuellement ...........




on m'expliquera comment on peut etre d'accord avec des millions utilisées pour les voyages pour le plaisir annuellement et les priorités en démocratie avec des restrictions budgétaires :
-pririorité pour diminuer le chomage
- proirité pour augmenter les pensions de retraite
- priorité pour "lisser" la vie chère dans les DROM ................................ et j'en oublie


et les memes applaudissent comme priorité : le bat karé pour le plaisir annuel ????????????????????????????????????????? meme "la pyramide de maslow " a du mal à concevoir que le "bat karé avec nos impots" soient prioritaires , quand les besoins minimums ne sont pas pourvus !!!! : retraite, chomage, habitat digne pour tous .....................................



les voyages pour le plaisir avec NOS impots , je veux bien tous les trois ans ................


non, la population n'a pas de sens commun ! et pourtant la démocratie serait ce qu'on a inventé de mieux ............ j'essaye d'y croire devant tant d'absurdité .

non au bat karé annuel pour le plaisir , avant le plaisir , il y a d'autres priorités ............... un référendum "local" ?

pov974 !
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