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[Pierrot Dupuy] Hécatombe à l'université : Deux nouvelles démissions dans l'équipe du président Miranville

Le 26/11/2019 | Par Pierrot Dupuy | Lu 6463

Sophie Geoffroy, la vice-présidente de l'université en charge de la Recherche et la Valorisation a démissionné aujourd’hui.

En poste depuis le mois de septembre, elle quitte l’équipe du président Frédéric Miranville.
 
Une autre vice-présidente a démissionné il y a 15 jours à peine, Ludivine Royer, qui était en charge de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations, violences sexuelles et sexistes, et également du handicap.
 
Elles démissionnent toutes deux sur fond de désaccords politiques et à la suite, disent-elles, de pressions de la présidence pour entraver leur action.
 
Après Georges Dalleau de liste de Frédéric Miranville, après Jimmy Selambarom de la mouvance de Gilles Lajoie (président du Conseil académique), c’est au tour de ces deux vice-présidentes de jeter l’éponge.
 
Deux autres démissions sont restées plus discrètes, celle de Jean-Michel Jauze, doyen de la faculté de lettres, qui ne sera resté que 2 mois chargé de mission aux Conditions et Qualité de Vie au travail, et celle de Georges Jonkisz, chargé de mission pour le suivi de la carrière des enseignants.
 
C’est donc à une véritable hécatombe à laquelle on assiste dans l’équipe du président de l’université, critiqué pour son management autoritaire et ses prises de position sans concertation avec son équipe politique.
 
Ce dimanche, à 2h du matin, le président a par exemple pris la décision de supprimer le canal de diffusion électronique liant tous les membres de la communauté universitaire intitulée "expression libre", sur lequel toute la communauté éducative s'exprimait ou postait des petites annonces.
 
Un pur hasard ? Sur ce canal, s’exprimaient librement toute personne, qu’elle soit étudiante, enseignante ou administrative, sur tout sujet ayant attrait à la vie universitaire.
 
Ces derniers mois, nombre de pétitions et de pamphlets politiques circulaient pour critiquer l’équipe en place.

D’aucuns diront que la liberté d’expression au sein d’une université est génétique, naturelle voire constitutionnelle (notamment pour les enseignants).
 
Certaines voix s’élèvent déjà pour dénoncer cette censure que tente d'imposer le président de l’Université de La Réunion.


Commentaires (21)
1. Marc le 26/11/2019 17:06
Attention, la liberté d'expression défendue par la Constitution pour les enseignants d'université est dans le cadre de leurs enseignements, pas sur des forums en ligne...
2. fredo le 26/11/2019 18:25
Holà, qu''est ce tu dis comme âneries là Marc ! Si toutes ces personnes démissionnent c''est qu''il y a des non dits énormes ! Et toi le consultant de com, tu leur demandes de se taire. Au secours !!! Vivement le 5 décembre pour redescendre les perchés
3. Katia le 26/11/2019 18:57
On dit Merci qui … Merci Gilles !
4. Quand le macrotage et copinage deviennent la règle le 26/11/2019 19:54
Le macrotage en question ?
5. DOGOUNET le 26/11/2019 20:23
Pourquoi s'en étonner ? C'est le prix à payer pour l'incompétence des 2 parvenus à la présidence de ce machin qu'est devenue l'UR. Université reconnue il y a une quarantaine d'années, université cocotier depuis 20 ans !
6. DURET FRUSTRÉ le 26/11/2019 22:29
Chers tous,
Quelqu'un mesure-t-il la peine de nos éminents professeurs DURET et WALLIAN suite à la suppression "d'expression-libre" ? Sincères condoléances à eux. Peut-être pourront-ils renouer maintenant avec la recherche scientifique plutôt que la recherche du buzz ? Bises cordiales.
7. Pascal DURET le 26/11/2019 22:49
Pour justifier la suppression de la liste expression libre Frédéric Miranville s’inquiète de la teneur de certains courriels qui y circulent. Mais supprime-t-on une route à chaque fois qu’un contrevenant y fait un excès de vitesse ? Si c’était le cas nous irions à pieds à travers champs.

Notre devoir de citoyens est de défendre partout la liberté d’expression, certains jours elle a le visage de Wolinski, de Charb ou de Cabu, d’autres jours elle emprunte des traits plus familiers. Comme à chaque fois que la liberté d’expression est meurtrie, nous sommes remplis de tristesse et de colère tout particulièrement à l’Université.
En tant qu’universitaires notre devoir et notre responsabilité est tout simplement de transmettre à nos successeurs la liberté d’expression dont nous avons nous-mêmes bénéficié.
En même temps qu’il fermait le canal « expression-libre » Frédéric Miranville ne donnait aucune information sur la démission de Sophie GEOFFROY la VP Recherche (qui date de la semaine dernière), pas plus qu’il ne remerciait pour son travail Ludivine ROYER VP égalité démissionnaire elle aussi il y a une quinzaine de jours.
Nous sommes effarés par ce manque de transparence ; faut-il ajouter surtout de la part d’un Président qui n’a de cesse de répéter qu’il agit toujours en toute transparence.

En fait, le canal de diffusion officiel « tous personnels » est, pour l’essentiel, une succession de louanges dithyrambiques que le Président s’adresse à lui-même ; leur répétition n’a d’égal que celle des démissions et des départs ininterrompus des proches de son ex-équipe (car peut on encore parler d’équipe a ce stade-là).

Ce n’est pas le canal officiel « tous personnel » qui nous a averti quand le Président se place sciemment en dehors des lois (qu’il ait fait voter à bulletins secrets quand il fallait faire voter à mains levées, ou qu’il ait présidé le Cac R quand cela lui était interdit). Le canal « expression libre » lui l’a fait et ce n’était donc pas un luxe.

Enfin, il n’est pas sans intérêt de noter qu’une fois encore les instances comme le CHSCT et le CT ne se sont pas prononcées sur la question avant la dissolution de la liste par Frédéric Miranville, et que c’est au Président du CAC et non à Frédéric Miranville qu’il revient de se faire le garant des « liberté universitaires ».
Courage à tous ceux et à toutes celles qui ont fait vivre cette liste. Demain vous appartient,
8. Macrotage le 26/11/2019 23:35
Le premier exploit, c’est la fulgurante carrière de Frédéric Miranville. Recruté après sa thèse en 2002 comme maître de conférences, il est nommé professeur des universités en 2011, sous la présidence de Mohamed Rochdi, dont il devient l’un des vice-présidents. En 2013, soit seulement deux ans plus tard, un record dans l'ensemble des universités françaises, Frédéric Miranville est promu professeur de première classe. Après être entré en dissidence avec Mohamed Rochdi en 2015, il présente ses listes aux élections pour le conseil d’administration en 2016. Il fait alors campagne sur la rupture avec Mohamed Rochdi et son système avec ses listes "Unir".

Il n’obtient que 2 sièges, 1 chez les professeurs, le sien, et 1 autre chez les maîtres de conférences.

Enfin il y a la garantie d’avoir l’écoute et le soutien personnel de Didier Robert, Président de Région.
9. Nathalie Wallian le 27/11/2019 06:55
Le changement arrive !

Notre belle équipe est au travail ; vous êtes les bienvenu(e)s pour nous rejoindre.

Bien cordialement,
Nathalie Wallian
10. Meredith le 27/11/2019 07:45
Le président mettra fin à la liberté d'expression de QUI? De professeurs qui se prennent pour des pseudo scénaristes en mal de reconnaissance ? ou encore de pseudo Professeurs compositeurs de jeux de mots et joueurs de clarinette? Un conseil : Consacrer votre temps plutôt à faire de la Recherche.
Une étude sérieuse sur la recherche en neurosciences montre que l'écoute de gens qui se plaignent beaucoup peut être nuisible pour le cerveau. Trop de négativité a un impact certain sur le cerveau.

"Tous les hommes naissent libres en égo. Ce n'est qu'ensuite qu'ils le redimensionnent".
11. Eti le 27/11/2019 07:47
Ah cette université et son taux d’echecs record.... on confie l’education de nos enfants à des charlots.
12. La vérité le 27/11/2019 09:34
Accablante gestion individuelle !
13. Delaplace le 27/11/2019 17:56
Tout d’abord un message à l'attention de Mme Meredith de la part d’un « pseudo professeur compositeurs de jeux de mots » : vos remarques sont assurément les bienvenus, elles nous amène à argumenter et quand on est un universitaire on sait que la controverse est un mode de production des savoirs. Donc le jeu de l'argumentation et la contre-argumentation constitue la base de notre métier. I me semble à ce propos que l’on ne peut réduire, comme vous le faite, l’usage de la liste « expression libre » à ses seuls auteurs, ce serait trop vite oublier tous ses lecteurs et toutes ses lectrices. C’est par le même mécanisme que vous employez que Napoléon III censura la presse d’opposition en disant qu’elle ne représentait que quelques journalistes et donc qu’il fallait la faire taire pour protèger la majorité de ceux qui n'écrivait pas (l'histoire a montré que cela ne voulait pas dire que cette presse n'était pas lue).

Ce que je retiens aussi de positif dans votre stimulante remarque c’est que vous-même lisiez "expression libr"e et c’est bien dommage que vous ne vous n’y ayez pas plus défendu vos idées sur ce canal car désormais dans tous les cas vous ne pourrez plus le faire

. Ce qui m’importe c’est de dénoncer cette décision liberticide de notre président de supprimer un mode d’expression qui permettait la critique. Seules les dictatures usent de ce procédé de museler la « vox populi », espérant par-là, juguler l’opposition. L’histoire prouve que, même si cela peut aller jusqu’à la contrainte des corps, la vérité triomphe toujours. Alors méfiance M. le Président, vos procédés ne font que renforcer notre détermination à dénoncer vos agissements.

Jean-Michel Delaplace
14. Bourmaud le 27/11/2019 23:19
Les syndicats indépendants et notamment celui dont je suis la secrétaire académique, le SNESUP-FSU, condamne la suppression de la liste expression libre à l'université de La Réunion, suppression liberticide et hors la loi vis à vis des syndicats. Les syndicats doivent pouvoir organiser notamment des moments de formation ou d'informations syndicales à tous les personnels de l'université, et donc pouvoir les joindre. Ce n'est plus possible depuis quelques jours alors que l'actualité nationale, et notamment la réforme des retraites, nécessitent des éclaircissements, vu le flou instauré par notre gouvernement. J'espère toutes et tous vous retrouver le 5 décembre dans les rues de St Denis!

Chloé Bourmaud
15. Gilou le 28/11/2019 18:12
notre objectif : placer l'université en position médiane
nos résultats : avant dernier du classement 70 sur 73
16. Harry le 28/11/2019 18:24
Frédéric est un président extra ordinaire. Il est devenu empereur.

Il est le meilleur d'entre nous et il est aujourd'hui un grand chef reconnu, légitime par sa carrière de scientifique, d'enseignant et d'administrateur. De plus il sait diriger. Il est seul et tous obtempèrent.

Il concentre entre ses mains la plénitude de l'autorité publique comme Sylla ou Cesar.
Ave Frédéric
17. Pascal DURET le 29/11/2019 11:09
Dans le Journal "le quotidien" ce matin, un article de F. Bénito cite F. Miranville affirmant « Tous les vice-présidents partants ont été remplacés et ils ont fait ce choix pour des raisons personnelles ou de santé »
C’est faux puis que les places de la vice-présidence égalité, et de la vice-présidence recherche sont vacantes.
Quand aux motivations des démissionnaires, l’article, très précisement cite l’une d’entre elles qui, sans ambiguïté, n’évoque aucunement des « raisons personnelles » comme le prétend Frédéric Miranville, mais bien des « désaccords politiques ».
Que le mensonge puisse être considéré comme une arme politique est symptomatique d’un grave dérèglement de la gouvernance. Mais plus étonnement encore l’absence de remords, de repentir ou de formulation de regrets de la part de ceux qui mentent publiquement (comme si la morale publique ne s’adressait pas à eux, alors qu’ils devraient au contraire être exemplaires) est très mal vécue par l’ensemble de la communauté universitaire.
18. Mort de rire !!! 😂 😂 😂 le 30/11/2019 07:35
Le Miranville, ce n''est pas le gars avec des notes catastrophique
Avec zéro soutien chez les étudiants et zéro soutien chez les administratifs, Frédéric Miranville a réalisé l''exploit, celui de se faire élire à la présidence de l''université...
19. Meredith le 01/12/2019 07:07
Proverbe du jour pour les sycophantes glaireux : "un grain de maÏs a toujours tort devant une poule".
20. Danaïdes le 01/12/2019 17:55
Meredith,

Suite du proverbe :
... et "que sont les poules (même d'un président) derrière le point rouge d'un sniper?..."

Vous confondez "Sycophante" et "Hiérophante", soit calomniateur (ou bavardage médisant du La dit la fait dans un figuier) et dénonciateur (salutaire pour la démocratie athénienne).

Quant au qualificatif de "glaireux", on est dans le registre d'Audiard ou de Lautner..., je vous le laisse.

Bien à vous,
Danaïdes
21. Nootfierte le 02/12/2019 10:20
Un truc dingue se déroule en ce moment y a pas besoin de virer les gens incompétents ils partent d'eux même....après faut pas généraliser y a encore un paquet qui par voie politique sont bien au chaud logé blanchi protégé gloire au système 974 ....
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