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[Pierrot Dupuy] La Réunion découvre le phénomène de l’arrivée de migrants

Le 07/02/2019 | Par Pierrot Dupuy | Lu 408


[Pierrot Dupuy] La Réunion découvre le phénomène de l’arrivée de migrants

72 Sri-Lankais sont arrivés mardi matin à la Réunion à bord d’un bateau de pêche.
 
Si l’on en croit leurs récits, ils auraient mis entre deux et trois semaines pour effectuer les 4.000 kilomètres qui relient le Sri-Lanka à la Réunion.
 
J’utilise volontairement le conditionnel car, comme le faisait remarquer hier le Jir, on a du mal à croire en ce scénario tant les passagers du bateau, mardi matin, avaient l’air frais et propres en débarquant.
 
On a du mal à les imaginer, entassés à 72 sur un bateau minuscule pendant deux à trois semaines. Et l’idée fait son chemin d’une traversée à bord d’un cargo qui aurait mis l’embarcation à la mer à proximité des côtes de notre ile.
 
Ces 72 arrivées sont les dernières d’une liste qui commence à s’allonger.
 
Les premiers, qui étaient six, sont arrivés fin mars 2018 sur un radeau bricolé avec des planches et des bouées de filets de pêche.
 
Six mois plus tard, mi-septembre, la marine sri-lankaise a arrêté un chalutier au large de l’ancienne Ceylan. A son bord, 90 personnes qui voyageaient illégalement avec, là aussi pour projet de se rendre à la Réunion.
 
En octobre, c’est un bateau de pêche transportant huit ressortissants sri-lankais qui est arrivé jusqu’à notre ile.
 
Début décembre, c’est au tour du Wasana 1 de débarquer avec 62 passagers sri-lankais à bord. Et le lendemain de Noël, c’est un bateau de pêche, le Roshan, qui a débarqué sept autres ressortissants.
 
Avec la nouvelle arrivée de mardi matin, le doute n’est plus permis : une nouvelle route migratoire s’est donc ouverte entre La Réunion et le Sri-Lanka. D’autant que certaines sources font état de l’arrivée probable d’un à deux autres bateaux prochainement.
 
Ces migrants sont d’origine tamoule ou chrétienne, des minorités qui se disent persécutées dans leur pays. Pourtant, les sept passagers du Roshan se sont vu refuser leurs demandes d’asile et ont été renvoyés dans leur pays. C’est signe que les services de l’immigration français n’ont pas été convaincus par leurs arguments et qu’ils ont estimé que l’on était plutôt face à une immigration de type économique. C’est-à-dire de gens relativement aisés, car il faut avoir les moyens pour pouvoir payer plusieurs milliers d’euros une telle traversée, qui espèrent simplement bénéficier d’une vie meilleure en France.
 
Dans le passé, ces Sri-Lankais migraient vers l’Australie. Ce pays ayant véritablement cadenassé les entrées sur son territoire, ils se tournent maintenant vers La Réunion, et à travers nous, vers la France.
 
Pour le moment, contrairement à ce que l’on peut entendre sur certaines ondes, nous ne sommes pas face à une invasion. Il ne s’agit que de quelques dizaines d’individus, même pas de quoi remplir un des Boeing qui arrivent tous les jours à Gillot.
 
Mais ces arrivées nous surprennent car nous n’étions pas habitués à voir des migrants arriver sur nos côtes. Pas comme nos amis mahorais. Mais nous ne sommes pas à l’abri. Il faut que nous prenions conscience que nous sommes un ilot de prospérité au milieu d’un océan de pauvreté. Et qu’il est donc normal que toutes ces personnes qui meurent de faim ou qui sont persécutées ne rêvent que d’une chose : venir chez nous profiter d’une vie meilleure.
 
Posons-nous simplement la question de savoir ce qui se passera quand ce ne seront pas quelques dizaines de Sri-Lankais qui débarqueront, mais des milliers de Malgaches, nos cousins, qui crèvent de faim à quelques centaines de kilomètres de chez nous…


Commentaires (1)
1. GIRONDIN le 07/02/2019 09:31
...... J’utilise volontairement le conditionnel car, comme le faisait remarquer hier le JIR...

C'est quand la fusion de la plate-forme de la région : jir rtl zinfo?


2 mois pour se demander :'' '' '' entre deux et trois semaines pour effectuer les 4.000 kilomètres qui relient le Sri-Lanka à la Réunion. '' ''

Hihihihahi
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