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Plan logement outre-mer : Le BTP en difficulté ne peut pas rater le coche

Le 08/10/2019 | Par Charlotte Molina | Lu 2721

Alors que le BTP enregistre pour 2019 une des années les plus basses en termes de construction de logements, le Plan Logement Outre-Mer prévu pour 2021 est attendu comme la lumière au bout du tunnel. Une embellie sans précédent pour le secteur, à condition que les entreprises du BTP Réunionnaises survivent jusque-là.

"L’année 2019 en termes de logement et d’engagement public, est la pire année depuis 2010, […] et 2020 ne s’annonce pas meilleure."
 
Anthony Lebon, le nouveau président de la FRBTP annonce clairement la couleur : "On a des entreprises qui ont besoin d’activité, on a des collectivités qui ont des budgets, et on a des Réunionnais qui ont besoin de logements, et pourtant ça ne marche pas."
 
Alors que le secteur devrait se réjouir de l’arrivée du Plan Logement Outre-Mer en 2021, ses entreprises représentent 30% des liquidations prononcées chaque mois par le tribunal de commerce. Des TPE et PME, mais également des entreprises historiques, existant depuis plusieurs décennies selon la FRBTP.
 
Le secteur va mal, et l’arrêt du chantier de la nouvelle route du littoral, ainsi que les retards de paiements de plus en plus marqués de la part des collectivités n’arrangent pas les choses. "Certaines des entreprises liquidées attendaient des paiements de collectivité parfois plus importants même que leur passif", insiste Anthony Lebon. "Aujourd’hui c’est un vrai drame, derrière chaque entreprise qui ferme, ce sont des familles qui souffrent".

Plan logement outre-mer : Le BTP en difficulté ne peut pas rater le coche
Plan Logement Outre-Mer : Ne pas rater le coche 
 
Dans ce sombre tableau, une lueur se dessine pourtant à l’horizon 2021 : le Plan Logement Outre-mer annoncé par Annick Girardin. "C’est une embellie sans précédent pour le BTP et pour tous les secteurs, puisque les artisans, comme les TPE, les PME et les grandes entreprises vont en bénéficier."
 
Encore faut-il qu’elles survivent jusque-là : "Si rien n’est fait pour améliorer la situation, les fermetures des entreprises du BTP vont s’amplifier, ce qui fait qu’à l’arrivée du PLOM, il n’y aura plus assez d’entreprises compétentes et de gens suffisamment formés pour réaliser les travaux dans les règles de l’art et dans les délais."
 
"Si le secteur BTP réunionnais n’est pas capable de capter et de réaliser la demande de construction, on pourrait avoir affaire à de nouveaux entrants venus de l’extérieur", explique le président de la FRBTP. Le risque, c’est de voir des entreprises métropolitaines, mauriciennes ou autres, venir prendre la part du gâteau qui aurait dû profiter aux entreprises locales.
 
Alors pour assurer la survie des entreprises peï, la FRBTP a demandé à la ministre des Outre-mer Annick Girardin lors de différentes rencontres, une exonération temporaire des cotisations sociales et fiscales sur 2019 et 2020 pour les entreprises du BTP.
 
"Ce serait une bulle d’oxygène pour le secteur, qui permettrait de maintenir en activité jusqu’en 2021 les nombreuses entreprises qui sont au bord de la faillite." La fédération, qui estime avoir été entendue et écoutée par la ministre comme par les parlementaires, attend désormais la réponse d'Annick Girardin. 


Commentaires (4)
1. Fidol Castre le 08/10/2019 17:24
Une embellie sans précédent pour le secteur, à condition que les entreprises du BTP Réunionnaises survivent jusque-là.


Et les banques...
Mots clés sur google actu : financement interbancaire.

ça commence à sentir le sapin.
2. GIRONDIN le 08/10/2019 19:10
"On a des entreprises qui ont besoin d’activité, on a des collectivités qui ont des budgets, et on a des Réunionnais qui ont


Et

Certaines des entreprises liquidées attendaient des paiements de collectivité parfois plus importants même que leur passif



Ah bon!
😳
3. Heuuu excusez moi ! le 09/10/2019 04:21
Si le secteur du BTP réunionnais attend sa dose de morphine habituelle pour pouvoir vivoter à partir de 2021 (au mieux) , on fait quoi en attendant ? Avec un calendrier électoral qui va s échelonner jusqu’en 2022 et donc des grands projets porteurs d emploi qui ne seront pas validés et un marché financier dans le coma prêt à exploser ... Sincèrement humainement les carottes sont cuites ...Sa sent le conflit social et la guerre de tranchée à plein nez ...
4. Cloclo le 09/10/2019 10:00
Comme quoi, il n''y a pas que l''agriculture subventionnée et c''est pareil en Métropole, en Europe et dans le monde
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